Pour accéder à ce contenu veuillez vous connecter ou vous abonner

«La France disloquée: un fantasme de droite?»Avec J.Fourquet et F.Bégaudeau

Émission du 19/12/2024

Retrouvez sur l’antenne de QG la deuxième édition de « L’Explication », notre nouvelle émission lancée à l’automne avec François Bégaudeau. Pour cette dernière diffusion avant les fêtes de fin d’année, Aude et François ont reçu Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’IFOP et analyste politique. Depuis 2019, il est aussi l’auteur de plusieurs essais parus au Seuil qui ont fait date, parmi lesquels « L’Archipel français », et « Métamorphoses françaises ». Ses analyses ont également inspiré la série « La Fièvre », récent succès d’audience sur Canal+.

Le stade ultime de la déchristianisation a-t-il produit une France totalement disloquée, « archipelisée », selon le fameux concept de Fourquet ? Qu’est-ce qui nous unit encore ? Vivons-nous au contraire un retour de flammes réactionnaire ? La France est-elle en pleine droitisation ? Autant de questions qui ont été abordées au cours d’une discussion vive et passionnée d’1h30 sur notre antenne.

À voir aussi
À voir aussi

28 Commentaire(s)

  1. Un Bégaudeau au sommet de sa forme, toujours aussi éloquent, à l’aise avec les mots, mais, aussi, qui s’écoute beaucoup parler, et étouffe son « adversaire », lui, bien moins armé sur le plan du verbe.. Bégaudeau est le feu de la parole, quand Fourquet est la glace du technocrate, sans réelle capacité de riposte dans un débat.. on le sent désarçonné, par de justes critiques, mais aussi, parce qu’il ne peut suivre le rythme de la faconde Bégaudesque. L’animatrice a essayé d’être aussi médiatrice, et de calmer un peu les ardeurs de Bégaudeau, mais, cela n’a pas suffi.. a fortiori, être deux hôtes qui partagent les mêmes idées, et c’en était trop pour le pauvre Fourquet, qui devait être tout de même apprécié humainement par eux, et aussi, dans son travail, qui repartira de cette émission avec une belle promo, s’il en avait besoin.. au total, ce fut intéressant, mais, laissons le temps à l’inviter de reprendre son souffle, svp!

  2. C’est une excellente idée d’organiser ces débats où tout le monde n’est pas d’accord sur tout, mais FB parle trop. Il parle assez bien, avec cette pointe de préciosité qu’a le petit propriétaire parisien auquel le mode de production a concédé le loisir de la lecture, mais il parle trop.

    Je pose donc la question : Quel est le rôle d’AL dans ce format ? Puisque FB parle trop, c’est à elle de permettre à JF et aux prochains invités de développer les réponses. Je ne veux pas imaginer qu’elle se résigne à un rôle de pot de fleur. Ça ne cadre pas avec ce qu’elle a par ailleurs démontré jusqu’ici.

    Ce comportement est également gênant quand celui qui porte la contradiction face à FB n’a manifestement pas les moyens intellectuels requis pour un débat, par exemple avec PYR. Il fallait lui aussi le laisser parler davantage afin que se manifeste la profonde nullité intellectuelle du personnage.

    Sur le fond j’aimerais dire à FB que son insistance à pointer le lexique choisi par JF pour nommer le réel n’épuise de toute façon pas le caractère contradictoire de celui-ci. Ainsi par exemple, que cela plaise ou non il y a, dans l’incapacité du capitalisme français à assurer un mode de vie consumériste à toute la population les germes de la séparation, de la discorde, d’une politisation sur la base du ressentiment et qui donne prise aux entrepreneurs de l’identitarisme qu’il soit majoritaire ou minoritaire.

    Aussi la question n’est pas de savoir si « guerre civile » appartient à la droite ou à la gauche, mais si elle va opérer à partir d’un position de classe universaliste, ou sur la base des bêtises modernistes qui sont à la mode aujourd’hui dans la petite bourgeoisie intellectuelle déclassée. Je croyais FB au clair là-dessus mais je découvre, au fil de ses interventions, que ce n’est pas le cas. J’espère que son appartement va prendre beaucoup de valeur, de façon à ce qu’il échappe à la nécessité de plaire à la clientèle habituelle des librairies déficitaires mais « indépendantes ».

    1. Je ne comprends pas bien le but de cette émission. S’il s’agit de montrer la nécessité du dialogue, y compris et surtout avec ceux dont on ne partage pas les analyses, il faut éviter de le faire avec François Bégaudeau. On montre exact le contraire. Il est arrogant, méprisant et même offensant. S’il s’agit de montrer son génie , c’est raté aussi. Il se montre particulièrement obtus et fort peu cohérent. Comment prétendre avoir raison quand on dit qu’il n’y a que des subjectivités, des sensibilités, des interprétations ? Il destitue ipso facto sa propre parole. Pire : il invalide toute possibilité de dialogue.
      On croit comprendre que c’est justement l’idée de subjectivité qui lui sert d’argument par quoi il démontre sa supériorité intellectuelle : il n’y a pas d’objectivité. Lire un peu Kant, au moins, l’empêcherait de proférer de telles énormités. Il est vrai qu’il reproche à Forquet de vouloir passer par un livre…

  3. J’aime bien François Begaudeau, je le lis beaucoup et il est toujours pertinent mais là il parle trop…beaucoup trop…
    il fait des tunnels sur un ton tout le temps péremptoire et ne laisse pas son interlocuteur developper noyé par des arguments qui ont du sens mais qui sont balancés comme des rafales de mitraillette dans tous les sens…il veut juste l’enfoncer d’un coup. Dommage pour le débat, Fourquet peut être pertinent sur l’analyse culturelle démographique.

  4. Interview un peu douloureuse à regarder.

    Je ne sais pas si c’est conscient ou inconscient mais F. Bégaudeau est plus dans une logique de « gagner un débat » et faire passer son idée quoi qu’il en coûte que de laisser l’interviewé s’exprimer et cela nuit à la qualité de l’interview.

    Ca ne fonctionne pas car J Fourquet est clairement acculé de trop d’arguments, est dans une position extrêmement défensive et ne peut pas prendre le temps de répondre aux points évoqués.
    C’est dommage car in fine, on ne peut pas vraiment déterminer si « François a raison » (car oui il « gagne » le débat) ou s’il a juste mis mal à l’aise l’interviewé (et nous spéctateurs également honnêtement) et/ou pris trop de temps de parole pour que l’interviewé réponde.

    Concrètement, la quasi totalité de l’interview tourne sur « J Fourquet est de droite ; il y a tels et tels et tels exemples qui le montrent ».
    Sans prendre le temps de véritablement revenir sur les exemples (à l’exception de quelques uns).

    Il aurait été plus logique de d’abord prendre 15-20min pour parler des grands sujets abordés par le livre ; de discuter de certains exemples précis (la notion d’archipelisation, l’utilisation des prénoms comme marqueurs, etc.)
    Et ensuite d’aller sur les discussions plus générales :
    – La figure d’intellectuel (de droite) de J Fourquet
    – Les raisons du succès du livre l’archipel Français a l’heure de la droitisation de la société
    – etc.

    Pour avoir une vision plus complète : du livre (des livres) et de la thèse de l’auteur, des critiques de bégaudeau, de la récupération / appropriation d’un ouvrage par l’extrême droite et comment s’en prémunir.

    Là, ça donne un peu l’impression d’une interview qui n’a pas trop été préparée et qui dérive, alors qu’une progression permettrait d’apporter plus d’éléments, de maintenir l’attention, et tout en maintenant la critique faite au livre, et à l’auteur.

    Ou alors, l’objectif est de faire un match / un débat avec un gagnant et un perdant ? …
    Mais ça me parait être un format criticable, et critiqué sur les médias mainstream donc pourquoi en reprendre les codes ?

  5. .
    QG : Fouquet & les Métamorphoses, sous le feu nourri de Bégaudeau ( alias Fouquier-Tinville 😉 ) .
    Quelques notes :
    — Gabrielle Russier a peu à voir avec la « première dame » actuelle née Tr. , ré-épouse Mac, et ce n’est pas à son propos que le président Pompidou aurait pu citer les beaux vers d’Éluard à la sublime Nusch.
    — Concernant le « Backlash » qui menace la France, comme le pense à juste titre, Aude L. , il semble bien qu’on y est et la composition du nouveau Gouvernement ces soirs-ci accentue encore ses conséquences.
    — Pour le racisme, d’accord avec Fouquier-Bégaudeau, c’est le nerf de la guerre des classes possédantes blanches contre celles populaires colorées et l’interviewer y revient.
    — Wokisme, Cancel culture, Black Lives Matter : trois piliers US que les trumpistes et leurs cousins européens voudraient bien, – en dépit ou à cause de leur vertu -, mettre à bas.
    — Droit à l’IVG , s’il n’est pas clairement menacé, il pourrait l’être par dé-rembousement progressif de cet acte médical « de confort » ( dixit Mlp ).
    — Sur le tatouage, d’accord avec Fourquet et Bégaudeau, vrai phénomène de prise, de marquage même !, ( volontaire comme la servitude ) des corps, qui moi aussi m’interroge : fascination et rejet.
    — Le Gilet Jaune, sa photo et sa légende sarkoziste ; je me souviens, au + fort du soulèvement, j’étais au musée Jacquemart-André regardant l’expo Caravage ; dehors on entendait les slogans des Gilets lancés avec une force, – montant jusqu’aux salles d’expo -, qui allait, peut-être sur leur passage, tout emporter…!
    — Un milliard : le prix des « Émeutes »/ 0 : le prix de la Vie de Nahel.

    La fiction et le réel, ou de « La Fièvre » à la Nouvelle Calédonie :
    — « la Fièvre » ( que je n’ai pas vue ) et Marie Kinsky dont on ne saura pas, – puisque Jérome F. n’a pas pu répondre ( par interruption ) à François B. – si elle est en même temps que le porte-voix du réalisateur, celui de son inspirateur, le penseur de « l’Archipélisation ». Il semble néanmoins que non.
    ( J’ai visionné un petit sujet sur la fabrication où l’on apprend que l’équipe de tournage a eu l’insigne honneur d’être reçue de nuit à l’Elysée, merci à macron, à madame mère et aux plantons, plantés là … 😉 ) ce que dit Aude L. sur la fenêtre d’Overton et les ventes d’armes, ce que dit Bégaudeau qui juge « la fièvre extrêmement biaisée et problématique », sur le désir de guerre civile, m’a semblé pertinent.
    — En Nouvelle-Calédonie, on est dans la guerre inter-communautaire, une fièvre non de fiction mais bien réelle. Bégaudeau parle là de « conflictualité coloniale ». C’est juste. C’est l’Ics ( ou d’ailleurs le Conscient ) au travail dans un désir de guerre civile, note-t-il.
    L’imaginaire de la guerre civile qui, à l’extrême droite, coïncide avec le fantasme réactivé ces derniers temps ( cf l’affaire des écrivains franco-algériens soutenus par l’extrême-droite ) de « rejouer la guerre d’Algérie » c’est un ( sinon le ) point d’opposition majeur entre Fourquet et Bégaudeau, tel en tout cas que ce dernier l’envisage, et l’on aboutit à ce qui suit :
    — Trésor de guerre ( civile ) où on trouve pêle-mêle : le vote musulman, les islamo-gauchistes/ l’islamophobie, les Insoumis, le racisme donc ( noyau dur ), et last but not …les prénoms arabo-musulmans. (Je dois dire que si je devais choisir des prénoms dans cet « Orient de l’âme », j’opterais, pour l’exemple, pour celui de Leïla ( comme Shahid ), ou celui de Marwan ( comme Barghouti ).
    La critique de Bégaudeau est fondée « Les libéraux autoritaires » font bloc et partent à à l’assaut comme en un tsunami réactionnaire, des « vagues d’immigration » …

    Interrogations :
    — Sur le titre négatif de « dislocation » liée à l’immigration ? Un des facteurs, non le seul, convient l’auteur J. Fourquet.
    — Que « le réel soit du coté du RN » ? Bégaudeau s’y oppose lucidement. et fermement
    — Sur la Sécession, le grand remplacement peut-être en cours ? Toujours le rejet, le fantasme, la projection (sinon le projet).
    — Sur ce qui nous relie ? , comme le demande ( le souhaite ) Aude L. ; Bégaudeau, lui, ne voit l’intérêt, ni des grand-messes à la joie ni des grand-messes dramatiques et les notions de « faire société, faire nation, vivre ensemble » lui paraissent mystificatrices. ( mais on sait que Bégaudeau ne vote pas contrairement à nous 🙂 ).

    Finalement :
    Les parenthèses enchantées ( JO ou autres …) de Fourquet n’enchantent guère Bégaudeau, l’option écolo qui serait une manière de rebattre les cartes dans une « recomposition » conciliatrice ne retient pas davantage son attention ; il reproche, par contre, à J. F. de reprendre « le signifiant : guerre civile » et il alerte sur le danger.
    Les nuances, la modération, et aussi la rigueur de ses études font de J. Fourquet un interlocuteur aimable, à la fois solide et « soft », mais Bégaudeau mordant ( comme Fouquier-T. ) et souvent débordant ( ça lui est d’ailleurs reproché en commentaires non sans raison ), insistant par conviction et persévérance dans le questionnement, et agaçant aussi parfois par ses interruptions, n’empêche pas sa lecture du livre de Fourquet,– tissu de qualités reconnues par ses interlocuteurs, et promis, on l’imagine, à un grand succès –, d’être poussée, complète, argumentée et au final convaincante.

    Cette deuxième « Explication » de QG était fructueuse ; le livre de Jérome Fourquet, je le feuilleterai en librairie par curiosité et intérêt, mais je ne l’achèterai probablement pas pour Noël 😉 contrairement au Tchékhov de Rancière lu, apprécié et recommandé.
    .

    1. .
      De fait, je ne l’ai feuilleté que ce matin, bien visible ( pas autant que l’Hourifake goncourisé 😉 mais Installé en bonne place ) dans une FNAC du sud : des graphiques, des images, des chiffres, de la couleur… ( La carte de France des prénoms rares, marrante 🙂 )
      Bel objet décoratif !, mais, bon, j’aime qu’il y ait à lire donc du texte et des lettres, et là j’en manque …, je pensais ne pas l’acheter ( même si, lui, n’est pas fakisé 😉 ) c’est confirmé.
      Je pense me laisser tenter par le dernier Bégaudeau « Comme une mule » pas encore HT en dépit que j’en aie … eu ( car je me l’étais promis :-).
      .

        1. .
          Et en ai amplement entamé la lecture, c’est un tourbillon, de réflexions ( urgentes et posées ) d’humour ( dont il se fait souvent la cible ), de gravité ( sans pesanteur ), de regrets ( d’avoir perdu + que son procès, des ami.e.s chèr.e.s ), de sympathie ( ou plutôt d’empathie masquée 😉 ) envers et contre tout ( envers et contre toutes, dont elle, la soeur contemporaine, – rousse et belle pasionaria -, de Louise Michel ).

          Il m’évoque un acteur compromis ( à plusieurs reprises, cité ), au meilleur de son art « Je me sens déjà chaussé de marbre » ( La mort magnifique ! )
          https://youtu.be/KhniRUb-1Uc?si=jxAAXGNR_D3VE4TV
          « Qu’importe, je me bats !, je me bats !, je me bats ! »

          à suivre, probablement… 🙂
          .

          1. .
            Je viens de finir « Comme une mule », Je ne l’ai pas acheté puisqu’ emprunté en bibliothèque 😉 , mais comme il est écrit à la dernière page, quel qu’en soit le prix de vente ( et droits d’auteur ), « Ça les vaut ».
            Vu l’heure tardive, j’y reviens,- en principe -, demain ou plus tard, ici ou ailleurs, mais toujours sous un fil FB. 🙂
            .

          2. .
            Donc, sur le même fil. 🙂

            C’était sans compter le Bégaudeau-du-rire qui m’a confirmé dans certains de mes choix, tel Waly Dia ; découvert d’autres à aller voir : El atrassi … on y entend parler d’Aram la non-comique mais bien en cour, de Dieudonné l’ex—-cellent et black-listé..

            Captivantes ses pages de réflexions sur l’intellectuel, sur l’art … sur la politique, même si l’on le sent et le sait incliné vers la gauche, on voit qu’elle est reléguée, cf son appréciation nuancée de Joseph Andras et Kaoutar Harchi les beaux engagés.

            Puis Musique et il continuera d’écouter du Noir Désir en dépit du procès ( comme nous on continue à le lire malgré le tweet fâcheux, incriminé 😉 . Réflexion sur l’homme et l’artiste, « un corps commun » mais « à distinguer techniquement » ( bien !) au lieu de moralistiquement.

            Peinture : « Two men in a Pool » , « Femme à l’ombrelle tournée vers la gauche », « L’Exécution de Maximilien », Poussin ! Et c’est là que me suis dit, le livre textes Et images, ce pourrait être le sien car si on connait les tableaux on veut les revoir, sinon on veut les découvrir…

            Littérature : Bégaudeau aime Joy Sorman, moi aussi. Truman Capote face à la pendaison nous a également frappés. Ernaux est « traversée comme une putain », je dirais transitée. De Despentes je partagerais seulement les points positifs tant elle a de corps et d’esprit. Et il a un goût insistant, irréductible pour Genet et la « trahison ».
            « Pourquoi j’écris de si bon livres ! » 🙂 Ecce homo.

            Cinéma : de Kubrick, Barry Lindon, plus que l’ordonnancement militaire m’a frappée, la somptuosité précise des costumes et des intérieurs, et la musique !
            Et tant de films vus et cités : Affiches requises ! 😉

            Entre les longs passages, une phrase ou un vers, de Swann, « J’habite un non-lieu » . « Oh tra la la » , comme le « Oui oui oui » de Molly Bloom.

            .ETC. Etc. etc.
            .

  6. Ah la la, malheureusement, il semble que tout le monde ait constaté que Bégaudeau est meilleur en interviewé qu’en interviewer : il ne laisse pas parler celui qu’il interroge et ne sait que mordre. Un manque d’humilité ? Le pire c’est qu’il a sans doute raison au sujet de Fourquet, mais il me l’a rendu sympathique, à batailler pour en placer une et ne pas réussir à terminer une phrase sans être interrompu, le pauvre. Par ailleurs, et ça me chagrine car je dois beaucoup à Bégaudeau dans mon cheminement de pensée, notre hôte n’arrive pas à sortir de son obsession pour la droite et la gauche, la distribution des étiquettes et l’analyse de ce qui fait que quelqu’un est de droite ou de gauche, comme s’il était plus fondamental, dans cette histoire, de désigner ses adversaires idéologiques que de critiquer l’idéologie en question. Il y a un côté « les gentils et les méchants » doublé de ce sempiternel sentiment de supériorité morale qui me met de plus en plus mal à l’aise. Le côté donneur de leçon, peut-être inhérent au prof qu’il fut, enfant de profs, lui qui s’intéresse tant aux déterminismes des uns et des autres, nous y voici. Désolé François, regarde ton émission et fais ton autocritique.

  7. J’ajoute à ce que je précisai que ça a été la même chose avec Pierre-Yves Rougeyron. Sur une autre vidéo, évoquant cet entretien, il a parlé de souricière ».
    Si votre propos, c’est de taper sur les maichants droitards, cela vous regarde, mais c’est dommage, car on passe à côté de discussion de fonds

  8. F. Bégaudeau parle trop, sans laisser son invité se défendre, il faudrait 3 heures d’émission pour que la discussion se clarifie. Pourquoi s’arrêter à une heure. En 1h, on a un procureur qui effectue son réquisitoire et l’accusé qui a juste le temps de faire « heu, bah euh ».
    C’est pénible à écouter et décevant

  9. Salutitoustes

    Argent connardovirus détourné massivement ou en sont les statistiques ???
    Un exemple passé plus que sous silence par tous les médias et partis politiques le scandale ADEXO : 11 000 licenciements, argent chômage détourné massivement et tout cela avec l’aide et le soutien de la macronie
    https://www.youtube.com/watch?v=ZkTJznjdBwk
    A quand un article dans le Figaro??????
    on en a encore pour 3 ans, force et courage à toute la gueusaille

  10. Je me réjouissais de cette entrevue qui est finalement vraiment pénible. Jerome Fourquet a à peine le temps de s’exprimer face à un « toutologue » qui rend des étiquettes pour des démonstrations (« intellectuel de droite ») et a l’air d’avoir voulu inviter Jérôme Fourquet que pour vouloir s’entendre parler et dérouler sa grille de lecture du monde étriquée.

  11. J’ai trouvé l’émission intéressante et juste sur le fond. Mais à mon avis Bégaudeau passe trop vite à l’attaque. Il faut laisser à l’invité un moment pour s’exprimer, et même souligner l’intérêt de son propos. Badiou, qui avait l’expérience des soutenances de thèse, le savait bien.

  12. Grave déséquilibre de l’émission : Aude Lancelin incapable d’assumer son rôle de modératrice : J. Fourquet a un temps de parole congru, FB l’interrompt sans arrêt sans que la « modératrice » n’intervienne autrement que par un petit rire nerveux qui souligne son impuissance à équilibrer le débat en distribuant la parole de façon équitable. Cela donne une mauvaise image de l’émission et une mauvaise image de FB qui dérive en procureur (le mot est d’ailleurs proféré vers la fin). Quand vous invitez quelqu’un, c’est pour discuter ses oeuvres et ses idées, pas pour le juger. Je vous invite à vous ressaisir …

Laisser un commentaire