Pour accéder à ce contenu veuillez vous connecter ou vous abonner

« La gauche s’est-elle perdue ? »Avec Nathalie Heinich, François Bégaudeau et Aude Lancelin

Émission du 09/12/2025

Dans le dixième épisode de l’Explication, Aude Lancelin et François Bégaudeau ont reçu le 9 novembre, la sociologue Nathalie Heinich. Une figure intellectuelle passée de Pierre Bourdieu à Pierre Nora, qui prend régulièrement position sur les sujets brûlants du débat public. Contre le mariage pour tous, contre le néo-féminisme, contre l’islamo-gauchisme, contre le wokisme, Nathalie Heinich prend parti, signe des tribunes, lance des observatoires. En 2025, elle publie aux éditions Gallimard « Penser contre son camp », un essai dans lequel elle revendique la liberté de s’opposer aux idées du milieu progressiste dont elle se revendique pourtant encore. Ses prises de position, souvent situées à contre-courant de la gauche dite « radicale », sont au cœur d’un échange franc pour tenter de se comprendre

À voir aussi
À voir aussi

7 Commentaire(s)

  1. Au rebours des commentaires précédents, je trouve que François Bégaudeau est plus un bretteur qu’un débatteur, et qu’à la fin, ça tue un peu toute discussion. En réalité, Nathalie Heinich a très rarement l’occasion de développer un argument, elle se fait interrompre tout le temps.

    Sur la question de la liberté académique, on reste vraiment sur sa faim.
    A aucun moment Nathalie Heinich n’est interrogée sur le point qui est le coeur de son argumentation, à savoir la prétendue non-scientificité du colloque interdit. On la laisse dérouler des arguments ad-hominem sans l’interroger sur le fond. Or, le colloque a été diffusé en ligne, les vidéos sont disponibles, on aurait dû l’interroger plus sérieusement là-dessus.

  2. J’ai eu vraiment du mal à écouter cet entretien, au bord physique de la nausée. Mais je vous en remercie. Et je plussoie aux 4 commentaires précédents.
    Le fait que cette sociologue refuse d’aborder les questions socio-économiques, au prétexte que ce n’est pas dans son champ de compétences…, dit tout. Ses arguments doucereux collectionnent les biais idéologiques.
    Elle se revendique des valeurs de « gauche » ? La gauche dont se revendiquent, en vrac et au hasard, la CFDT, Hollande, Valls, Borne ou Gabriel Attal ? Une gauche qui n’est pas anticoloniale, pas anticapitaliste, etc., qu’est-ce que c’est ? C’est une bonne droite… qu’on se prend en pleine face. Et qui désespère les classes populaires et les fait basculer à l’extrême-droite. Beau travail ! Et ça fait un bon moment que ça dure. Jusqu’à quand ?

  3. Bonjour,
    En ecoutant Mme Nathalie Heinich, j’avais une sensation et un sentiment d’oppression que je n’arrive pas à décrire et surtout d’une forme d’effroi que je ne ressens pas quand j’écoute meme les pires personnages du champ politique d’extreme droite.
    Voici une dame qui dit qu’elle est de gauche avec un cynisme , une froideur et un aplomb glaçant. Il n’y a de gauche en elle que le mot pronnoncé du bout de ses levres
    La sensation d’effroi vient du fait que Mme Nathalie Heinich qui est sensée etre une intellectuelle n’exprime aucun doute et aucune remise en question.

    1. Merci d’avoir mis les mots. Une perversion sans nom. Je préfère mes ennemis affichés que déguisés. Ce qu’elle ne dit pas n’est pas dit pas parce que cela est évident, sinon cela serait encore plus effrayant car elle se considère vrmt comme une vraie de vraie de gauche, mais parce que pour elle ce n’est pas suffisant voir important.
      La mort de Nahel n’est pas légtimies pour créer des émeutes. Voilàa ce qu’elle pense.
      Même Bégaudeau n’a pas été bon à la faire dire quoique ce soit qui la situerait réellement.

  4. Je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout tellement Nathalie Heinich s’empêtre dans ses contradictions. Pour moi, elle dénonce principalement une minorité bruyante de « gauche » qui sévit sur les réseaux sociaux et qui a souvent des positions polarisantes (car poussées par les algorithmes) et caricaturales. Je ne la connaissais pas avant mais je n’ai clairement pas envie d’en entendre ou d’en lire plus. Elle semble ignorer les biais des réseaux sociaux ainsi que les rapports de classe et les problématiques rencontrées par les minorités (qu’elle prétend défendre).

    Encore une fois, François Bégaudeau est basé, limpide et pertinent. C’est dommage que Nathalie Heinich ne soit pas à la hauteur. J’ai adoré l’entretien avec Vera Nikolski qui était une discussion de très haut niveau. Merci aussi à Aude Lancelin d’avoir reçu Barbara Stiegler.

  5. La plus grosse lacune qui a été mise en évidence par François Bégaudeau c’est l’absence totale de la question économique et sociale dans son raisonnement. Pour une personne qui se prétend de « gauche » c’est tout de même le minimum attendu; finalement, Mme Heinich se contente d’aborder des questions sociétales (mariage pour tous, islamo-gauchisme, wokisme) sans jamais faire le moindre lien avec l’idéologie néolibérale qui est la matrice qui se cache derrière toutes ces questions. Un auteur comme Michéa a largement écrit à ce sujet, Nathalie Heinich se contente seulement d’en dénoncer les conséquences sans jamais désigner le coupable. Elle n’a d’ailleurs pas tort selon moi quand elle dénonce le mariage pour tous et les conséquences sur la filiation, j’aurais même ajouté les problèmes sur la marchandisation du corps des femmes, et d’une manière plus générale, la marchandisation de l’être humain.
    Je ne comprends pas d’ailleurs pour quelles raisons François Bégaudeau s’obstine à vouloir défendre le wokisme, comme si cette idéologie (fascisante par certains aspects) était le symbole des nouvelles luttes de la gauche quand elle n’est que l’aboutissement de l’idéologie libérale appliquée à l’individu.
    En bref, cette charmante dame a sa place sur Cnews et n’apporte selon moi pas grand chose sur le thème principal qu’elle souhaite aborder, à savoir, la critique de la gauche.

Laisser un commentaire