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« Macron, le grand liquidateur » – Quartier Libre avec Olivier Marleix

Émission du 04/11/2021

Dans cette édition, Aude Lancelin a reçu Olivier Marleix, vice-président des Républicains et prix Anticor 2020, lors d’un grand entretien politique. Avant même son élection en 2017, Emmanuel Macron a oeuvré à une série impressionnante de rachats de grandes entreprises du CAC 40, et n’a cessé d’agir à l’encontre de l’intérêt national français. Dans quel but? Pourrait-il être mis en cause en cas d’échec en 2022? Autant de questions courageusement soulevées par le député d’Eure-et-Loire, prix Anticor 2020, qui dresse ici un bilan féroce du dernier quinquennat.

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5 Commentaire(s)

  1. M Olivier Marleix a sa limite dans la défense de notre indépendance , c’est l’UE. La politique économique avec l’UE en plus de nos bradeurs, est complètement aux mains de technocrates.
    Notre constitution qui permet cela, doit être changé.Par exemple : un vendu qui commande à une armée de députés complètement décérébrés on ne peut pas laisser faire.
    Cela fait 20 ans que notre balance commerciale est déficitaire, penser que la droite n’a jouer aucun rôle n’est pas vendable, avec l’UE on ne peut plus contrôler notre économie et il veut nous recoller Barbier. Je pense que si M Marleix est sincère , il est très naïf.
    Petite erreur , en 2005 on a voté la même chose et on a GAGNÉ, droite et gauche on fait passer la constitution contre la volonté du peuple, pour des démocrates qui ne jurent que par le vote … Marleix et d’autres n’ont pas été des lanceurs d’alerte.
    Macron ne diminue en rien la responsabilité de Hollande , produit le plus lamentable construit par le PS qui se veut plus libéral que la droite.
    Les américains nous ont assez détruit pour qu’on ne s’en relève pas, ils ont bien exploité l’UE qu’ils ont par ailleurs contribué à construire sous cette forme. Certes l’Allemagne a conservé son économie mais elle était déjà intégrée dans l’économie américaine notamment son armée.
    Je pense que M Marleix suit une stratégie pour ramasser quelques voix avec un cocorico mal placé.
    Une grosse erreur avec des bien pensants de gauche : une grande partie de la gauche a voté Macron pour empêcher Le Pen de passer et maintenant on ne sert qu’à cela.
    D’ailleurs qu’avons nous à proposer de vraiment différent : l’écologie en système capitaliste? Il y a déjà EELV.
    Pour la redistribution : il n’y en a pas . Ce sont des travailleurs qui gagnant plus de 40000 ou 50000€ sont prélevés pour que les plus pauvres puissent survivre: c’est de la répartition de la pauvreté et non une redistribution des richesses. D’ailleurs j’ai signalé à QG une exploitation honteuse de statistiques de L’Insee pour dire que la France était un pays modèle en matière de redistribution avec un grand sourire d’Aphatie qui était aux anges ( émission C à vous du 08/11/2021), c’était court bien fait , très bien pensé, la manipulation parfaite , des experts!

  2. Beau couple. Et toujours les escaliers !
    Recevoir le lauréat du prix Anticor 2020 est une bonne chose. Même si le hasard fait que c’est un ennemi de classe. Pour le coup, le gars Marleix n’est pas très médiatique : je n’en avais jamais entendu parlé ! Je vais regarder la télé dorénavant !

    L’entretien était vraiment intéressant. «Le liquidateur», c’est un nom très parlant et très juste. Il s’agit bien pour le Macron de faire exploser les cadres nationaux, et de vendre la France et l’Etat –cad une bonne partie de son patrimoine- par appartement. Cela dit, je suis vraiment intrigué par le positionnement de LR vis-à-vis de Macron, et ce depuis 2017 ! LR qui ne ménage pas ses coups contre Macron, mais qui vote toujours pour lui quand l’opposition est menaçante :
    – s’agit-il d’une connivence, cad s’agit-il de créer une fausse alternance entre de faux ennemis ? car il faut bien animer, donner une intensité dramatique (fût-elle factice) au débat électoral : pour cela, créer une droite d’espérance (celle qui n’est pas aux manettes évidement, LR) contre une droite de désespérance (celle qui est aux manettes et qui fait le sale boulot, LREM). Ensuite, les rôles s’inverseront !
    – ou ces frères ennemis sont-ils le reflet vrai de l’opposition entre deux classes sociales, proches mais authentiquement différentes : LR représentant le « capitalisme de clocher » -je veux dire «national et patrimonial» quant au capital- et LREM le capitalisme financier -je veux dire «international et spéculatif» quant au capital ?
    On ne sait !

    J’aimerais revenir aussi sur un développement de Mr Marleix en toute fin d’entretien. Ca concerne l’organisation de la démocratie représentative.
    Mr Marleix, fait une analyse au fond réaliste du fonctionnement actuel des institutions Etatiques que sont Gouvernement et Assemblées. Acceptant le constat que notre Constitution donne quitus au chef de l’Etat sur quasi toutes les décisions (la majorité à l’Assemblée Nationale est quasiment toujours acquise au Président), il admet que le débat entre «majorité présidentielle» et «opposition» n’enrichit guère les projets de lois puisque la «majorité» l’emportera quoi qu’il en soit ! Et mr Marleix suggère, ni plus ni moins, que ce soit à la majorité présidentielle de jouer le rôle d’opposition ! D’ailleurs, il s’offusque avec raison que les députés LREM soient des Playmobil, des Godillots, le doigt sur la couture, incapables de la moindre critique envers le chef de l’Etat. Alors qu’à l’intérieur du MRP, du RPR, de l’UMP, dans le passé, ça débattait et ça critiquait beaucoup.
    Voilà qui est bougrement intéressant.
    D’abord, parce que, en effet, les députés LREM sont de véritables larves politiquement parlant ; ils ont été recrutés non comme des politiques mais comme des salariés, par petites annonces, et ils doivent tout à leur recruteur, car ils n’avaient auparavant aucun fait d’armes politiques à leur actif qui leur permette de prétendre au statut de députés. Comme souvent chez les salariés, la reconnaissance envers le recruteur est réelle, fréquente, surtout en ces temps de pénurie d’emploi. Combien de jeunes collègues de travail ne m’ont-ils (elles) pas dit être gênés de critiquer la direction qui leur avait donné «la chance» d’avoir un emploi et une rémunération ! Les temps sont durs. Il faut baiser la main de son bienfaiteur, et les députés LREM s’y emploient ! Forcément, ils ne peuvent pas prendre d’initiatives contraires, car seule la règle de «loyauté» envers l’employeur (code du travail) semble les obliger !

    Au-delà du gag (améliorer la cinquième République en confiant le rôle d’opposition à la majorité présidentielle !) mr Marleix pose, au fond, une question importante en matière d’organisation constitutionnelle et même d’organisation en général. Une organisation se définit par deux 2 éléments :
    1) la structure et
    2) le fonctionnement.
    La structure c’est ce qui est rigide, défini par des règles ; c’est l’inflexible (par exemple, le Président et l’Assemblée sont élus pour 5 ans avec un certain mode de scrutin, leurs prérogatives sont etc …). Le fonctionnement, c’est la façon d’utiliser, d’habiter la structure, et c’est là qu’existent des marges importantes qui permettent d’obtenir des résultats très différents selon le fonctionnement réel adopté pour se mouvoir là-dedans. Notons que ce qu’on appelle les « règles de fonctionnement » appartiennent à la structure puisque ce sont des règles, donc de l’intangible. Le fonctionnement dont je parle ici c’est le fonctionnement à l’initiative des usagers (de chaque usager) de la structure.

    Ce que propose mr Marleix, relève donc de ce fonctionnement libre, qui n’est régi par aucun texte. Ca parait évidemment impossible de s’en contenter pour améliorer la cinquième, mais ça peut servir de cache misère face à l’incurie politique des députés LREM (rappelons que Macron revendique de fonctionner non sur «programme», mais sur «vision» . Du coup ces députés sont bai.és car ils s’étaient, eux, engagés sur «programme». Mais ce sont des marcheurs : quand la vision du chef change, les godillots suivent. Comme dans l’entreprise! Sauf que les entreprises ne sont pas définies comme des démocraties, elles.

  3. Chère Aude,

    Merci pour cet interview. Votre question à propos du rôle indéniable de la droite sur la disparition de champions nationaux était super pertinente, mais fallait pouvoir questionner aussi la réponse de l’invité

    Quand monsieur Marleix dit que Sarko a sauvé Alstom en 2004, il faut lui demander pourquoi Sarko a autorisé la fusion GdF-Suez avec un montage honteux impliquant la CDC réalisé par les copains de Sarko (Frère et Desmarais) ; c’est très bien expliquée par Denis Robert et Catherine Le Gall dans Les Prédateurs – Des milliardaires contre les Etats.

    La politique industrielle volontariste de Sarko, c’est le crédit d’impôt recherche d’Hervé Novelli, Fillon et Lagarde à l’époque. Quand on a besoin d’offrir une niche fiscale aux industriels pour qu’ils fassent de la recherche (la R&D), c’est qu’on est complètement démunis. Quelle politique industrielle !

    La désindustrialisation a continué, sous Sarko, sous Hollande et sous Macron. Et elle continuera si tous nos ingénieurs préfèrent la data science aux machines-outils, la finance de marché à l’économie industrielle. Bon, là je m’égare :D.

    Bien à vous.

  4. Donc même parler Arabe à la maison c’est un problème maintenant?

    Ça fait 15 ans que matin, midi et soir la droite (socs inclus) nous explique que le souci en France c’est les populations racisèes en général et les Arabes en particulier et maintenant que c’est bien rentré dans les têtes ils ont l’audace de justifier leurs dégueulasseries à posteriori sous prétexte que leur martelage de masse à bien fonctionné.

    A mon humble avis, c’est soit du cynisme, soit de la médiocrité intellectuelle, difficile à dire parfois.mais dans tous les cas ils nous prennent vraiment pour des cons.

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