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«Sortir de la culture de la peur ?» – Pas de Quartier avec Alexandra Fechner et Alexandre Jardin

Émission du 08/03/2021

Aude Lancelin reçoit Alexandra Fechner, productrice de cinéma, et Alexandre Jardin, écrivain et cinéaste, dans une émission consacrée à la culture et à la jeunesse, grands sacrifiés de la gestion gouvernementale de la crise du Covid.

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9 Commentaire(s)

  1. J’ajoute la vrai culture est dans la rue, elle occupe les lieux de travail. Les « nantis « de tout poil, les  » collaborateurs  » sont à l’abri ils ne mouftent pas.
    et Jardin dit n’importe quoi et prends des gants , ainsi que Mme Fechner, lorsqu’ils parlent du gouvernement et de Macron.Hors sol.
    Pas crédibles du tout ces deux là !

  2. J’étais prêt à écouter tous les arguments, mais à un moment Alexandre Jardin s’est mis à parler comme Bolsonaro: « mon père est mort à 90 ans, il faut l’accepter, etc ». Révoltant. Tout ce qui est dit sur la déréliction du secteur culturel est exact, mais la problématique de la « dictature sanitaire » me paraît fausse, dangereuse et choquante. C’est bien plutôt parce que Macron -puisque en fait c’est lui qui décide- a choisi la mitigation et non l’éradication du CV19 que l’on continue à mourir, et en masse. Boris Johnson qui, lui, a appris de ses erreurs, a prévenu que la réouverture des écoles allait relancer l’épidémie, malgré la vaccination.
    À mon avis, la critique devrait plutôt porter sur deux points :
    -le secret : tout est décidé en « conseil de défense sanitaire ». François Ruffin l’a pointé à juste titre.
    -Le refus d’acquérir de l’Etat de subventionner des équipements comme les extracteurs d’air dans les lieux publics, qui limitent la propagation du virus.
    Cela n’a pas été fait. Maintenant il n’y a plus qu’à attendre les vaccins, qui n’arrivent pas. Là encore il y aurait légitimement de quoi dire.

  3. Ce ciblage du secteur du spectacle et de la culture, quant au Covid, était effectivement intéressant. Pour la bonne raison que ce secteur porte une part non négligeable de la création et de la diffusion idéologique en France et même dans le monde (mais restons modestes). Et cela, parallèlement à un autre reportage sur le phénomène des « influenceurs », qui est un autre biais (lui essentiellement numérique actuellement : voir les deux fourbes macroniens Mc Fly et Carlito) de création et de diffusion idéologiques dans notre doux pays.

    La rigueur, sans doute excessive – mais là-dessus j’hésite, envers les activités de spectacles et de culture peut s’expliquer peut-être, comme l’a dit Alexandre, par la volonté de « tenir » – plus que maintenir – les activités d’un des derniers concurrents à la main-mise américaine sur l’industrie du spectacle (Bernard Steigler, qui n’avait pas que des défauts, a assez souligné l’importance idéologique de l’industrie culturelle américaine : hypertrophie monstrueuse du storytelling libéral pro-américain).

    Concernant la vente à distance de livres : certes le libraire du coin en pâtit, mais pas les auteurs à mon avis : depuis internet, depuis Amazon etc …j’ai multiplié par 2 ou 3 ma consommation de livres. Le choix, « argumenté » par la dernière de couverture ou par des commentaires de lecteurs, est vraiment « aidé ». J’imagine mal un libraire capable d’argumenter sur tout ce qu’il vend (je « consomme » très peu de romans). Dans un commerce alimentaire (boulangerie par exemple) on peut limiter le nombre d’entrants car ça tourne vite ; en librairie, on ne sait jamais combien de temps on reste.

    Pour les salles de spectacles avec fauteuils, le problème est beaucoup plus simple à gérer, et ça aurait pu le faire d’ouvrir les salles ; là y’a un truc bizarre, car s’il y a plus de comédiens prolétaires que bourgeois, il y a peut-être plus de spectateurs bourgeois que prolétaires. A vérifier. D’ailleurs y a-t-il un rapport entre ceci et cela ?

    Le spectacle vivant s’adresse à des collectifs : montée, coagulation, et même fixation de sentiments de groupes comme l’a suggéré Alexandra (il y a une vraie « négociation silencieuse » de sentiments de groupe dans le spectacle vivant) alors que le spectacle numérique s’adresse à des individus isolés et artificiellement collectivisés : les ricanements préenregistrés sont la dernière trouvaille lourdingue du génie idéologique américain (aujourd’hui parfaitement entrée dans les mœurs : c’est tellement bien qu’on nous dise de quoi il faut rire : là, c’est pas de la coagulation, c’est du bourrage de crâne).

    Pour conclure, en revenant sur terre, je dirais qu’au regard d’une tribune publiée par QG (Sovokhine) on peut penser que le Covid va justifier l’endettement (« quoi qu’il en coûte »), et que l’endettement va justifier la privatisation des services publics français, cad la vente de la France aux capitaux privés : ça s’annonce mal pour l’aéroport de paris, le secteur hospitalier etc … Ils sont forts ces puissants.

    Nota : pour un 8 mars, QG nous avait préparé un sacré plateau de blondes waouh (le terme « blondes » n’est ici pas du tout péjoratif) ! Le gars Alexandre n’a pas démérité, mais … c’est pas pareil !!!!

    1. C’est bizarre, mais j’ai du mal, en me relisant, à comprendre ce que j’ai écrit. A part le paragraphe sur la coagulation des sentiments, et le paragraphe sur les blondes du 8 mars, ça articule mal.
      Ca arrive.
      Mince.

  4. Très déçue par le plateau des invités, pas assez représentatif, du monde de la culture. Déconnectés des problèmes réels d’une grande partie de la population. Les responsables de la situation dans laquelle nous sommes, sont bien le gouvernement et surtout Macron, qui tel un monarque décide de tout,, ils n’ont pas d’excuses. Beaucoup d’indulgence vis à vis d’eux. Manque de crédibilité, trop superficiels, manque de sérieux ..
    Désolée.
    Ce ne sont pas ces gens qui feront changer le système dans lequel on vit……

    1. La matière grise a beaucoup manquée. même si l’enthousiasme a tenté de chasser l’inertie
      Il y a de l’argent beaucoup d’argent en France qui est détourné et pour lequel le masque fait froid dans le dos.
      la peur est une stratégie morbide car elle est paralysante. nous devons nous réinventer notre culture.
      Notre dénominateur commun est l’intelligence collective – et si le Covid était un faux problème ?
      L’art est la manière de semer le questionnement et fait revivre le doute comme levier du désir d’entreprendre, d’aller à la découverte

      1. Désolé si ma question vous parait saugrenue (j’ai un peu de mal à connecter en ce moment) mais le fait que votre pseudo contienne l’acronyme QG signifie-t-il que vous appartenez à l’équipe de QG ? Si oui, votre propos révèle-t-il une position de l’équipe QG ? Merci.

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