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«Tous ensemble pour bloquer Macron !»Avec Monique Pinçon-Charlot, Didier Maïsto, Hadrien Clouet, Sophie Binet

Émission du 06/03/2023

En ces heures de grande mobilisation nationale contre la réforme des retraites, Aude Lancelin a accueilli sur notre plateau Sophie Binet, dirigeante confédérale CGT, Hadrien Clouet, député LFI, Didier Maïsto, journaliste, et Monique Pinçon-Charlot, sociologue, coauteur de nombreux best-sellers. Tandis que la contestation gagne la rue, comment transformer le plus puissant mouvement depuis près de 30 ans en victoire pour le camp social? Les Français arriveront-ils à contraindre Emmanuel Macron à renoncer à une réforme qui met désormais en danger la cohésion nationale? QG met en libre accès pour tous cette émission puissante à voir absolument ce week-end

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26 Commentaire(s)

  1. Petit outil pédagogique afin d’essayer d’imaginer ce que signifie le quotidien quand t’es sous le seuil de pauvreté. Merci de ne pas y voir « pleurnicheries » ou « misérabilisme » et autres crétineries du genre…. juste un petit outil et un peu d’info du quart monde
    https://www.youtube.com/watch?v=kh0zbNA_Wp0
    https://www.youtube.com/watch?v=Ho1-YB8lCxY
    https://www.youtube.com/watch?v=Y-a-RFUofxs
    petites vidéos de street press
    Force et courage aux quart monde et je vous le dit et le répète vous êtes belles, vous êtes beaux, pauvres oui , humains avant tout
    Celle là je viens de la découvrir et………
    https://contre-attaque.net/2023/03/10/des-policiers-gazent-les-couvertures-de-personnes-exilees/

    1. Merci de ces documents qui me visent (sauf erreur) bien que rien ne l’indique. Ils ne m’apprennent rien, je le sais, je fréquente suffisamment de personnes d’ATD quart monde.
      Mon message, qui me semblait clair, mais que je reprécise, c’est que la médicalisation et la compassion (nécessaires) sont instrumentalisées et médiatisées pour que l’on se mobilise sur ce mode des « soins » et de la « compassion » au détriment du mode politique, cad au détriment de l’action à la source, cad faire disparaitre le lumpenprolétariat plutôt que le soigner.
      Votre démarche est profondément et volontairement malveillante à mon endroit; ça ne vous grandit pas ! Pour récolter quelques lauriers, vous vous dressez comme un coq. En fait, vous vous dressez bien bas.

      1. oulala !!!!!!!! Désolé, mais vous me prêtez des intentions que je n’ai pas, je n’ai pas l’esprit assez tordu et lorsque je m’adresse à quelqu’un en particulier je ne sais pas si vous l’avez remarqué, je le fait directement. Nous avons déjà eu des échanges vifs et jamais je ne prends de chemins détournés. Quand à ma taille, je fais 1m83 et çà me suffit
        Bonne soirée

          1. Bon dimanche ……………….
            prenons le temps ,,

            le temps et CE qu’il nous EN « porte d’offrir  » chacun en son époque !!
            et qui sait ,,,, nous EMPORTE aussi

            belle lecture ,
            ,la Poésie restant une porte ouverte …………………….
            ici avec françois Villon ,, elle est pour Nous en ce dimanche 12 mars 2023

            Frères humains qui après nous vivez
            N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
            Car, se pitié de nous pauvres avez,
            Dieu en aura plus tot de vous mercis.
            Vous nous voyez cy attachez cinq, six
            Quant de la chair, que trop avons nourrie,
            Elle est pieça devoree et pourrie,
            Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
            De nostre mal personne ne s’en rie :
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

            Se frères vous clamons, pas n’en devez
            Avoir desdain, quoy que fusmes occiz
            Par justice. Toutesfois, vous savez
            Que tous hommes n’ont pas bon sens rassiz;
            Excusez nous, puis que sommes transis,
            Envers le filz de la Vierge Marie,
            Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
            Nous préservant de l’infernale fouldre.
            Nous sommes mors, ame ne nous harie;
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

            La pluye nous a débuez et lavez,
            Et le soleil desséchez et noirciz:
            Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
            Et arraché la barbe et les sourciz.
            Jamais nul temps nous ne sommes assis;
            Puis ça, puis la, comme le vent varie,
            À son plaisir sans cesser nous charie,
            Plus becquetez d’oiseaulx que dez à couldre.
            Ne soyez donc de nostre confrarie;
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

            Prince Jhesus, qui sur tous a maistrie,
            Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
            A luy n’avons que faire ne que souldre.
            Hommes, icy n’a point de mocquerie;
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre.
            (Transcription : Lagarde et Michard)

            dameB

            Frères humains qui après nous vivez
            N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
            Car, se pitié de nous pauvres avez,
            Dieu en aura plus tot de vous mercis.
            Vous nous voyez cy attachez cinq, six
            Quant de la chair, que trop avons nourrie,
            Elle est pieça devoree et pourrie,
            Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
            De nostre mal personne ne s’en rie :
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

            Se frères vous clamons, pas n’en devez
            Avoir desdain, quoy que fusmes occiz
            Par justice. Toutesfois, vous savez
            Que tous hommes n’ont pas bon sens rassiz;
            Excusez nous, puis que sommes transis,
            Envers le filz de la Vierge Marie,
            Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
            Nous préservant de l’infernale fouldre.
            Nous sommes mors, ame ne nous harie;
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

            La pluye nous a débuez et lavez,
            Et le soleil desséchez et noirciz:
            Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
            Et arraché la barbe et les sourciz.
            Jamais nul temps nous ne sommes assis;
            Puis ça, puis la, comme le vent varie,
            À son plaisir sans cesser nous charie,
            Plus becquetez d’oiseaulx que dez à couldre.
            Ne soyez donc de nostre confrarie;
            Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

            …………………………. dameB

        1. reprise de la poésie de françois VILLON (mal énoncée précedemment )
          avec mes excuses et en guise de BON dimanche

          Frères humains qui après nous vivez,
          N’ayez vos cœurs contre nous endurcis,
          Car, si pitié de nous pauvres avez,
          Dieu en aura plus tôt de vous merci.
          Vous nous voyez attachés ici, cinq, six :
          Quant à notre chair, que trop nous avons nourrie,
          Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,
          Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
          De notre malheur, personne ne s’en rit,
          Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

          Si frères (nous) vous clamons, n’en devez (vous)
          Avoir du mépris, quoi que (nous) fûmes occis
          Par justice. Toutefois vous savez
          Que tous (les) hommes n’ont pas (le) sens bien rassis.
          Excusez-nous, puisque nous sommes transis (/morts),
          Auprès du fils de la Vierge Marie,
          (De façon) Que sa grâce ne soit (pas) pour nous tarie,
          Nous préservant de l’infernale foudre.
          Nous sommes morts, qu’âme (/que nul) ne nous charrie (/tourmente),
          Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

          La pluie nous a lessivés et lavés
          Et le soleil desséchés et noircis;
          Pies, corbeaux nous ont les yeux crevés,
          Et arraché la barbe et les sourcils.
          Jamais nul temps nous ne sommes assis;
          De ci de là, comme le vent varie,
          À son plaisir sans cesser nous charrie,
          Plus becquetés d’oiseaux que (des) dés à coudre.
          Ne soyez donc de notre confrérie,
          Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

          Prince Jésus qui sur tous a maîtrise,
          Gardez qu’Enfer n’ait sur nous seigneurie :
          Avec lui n’avons à faire, ni à solder.
          Hommes, ici pas de moquerie,
          Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.

          dame B

          1. Là vous mettez la barre très haut DameB . Merci. Ces pendaisons relativisent quelque peu nos problèmes.
            Avec ces systèmes « à distance », la communication est brouillée quoi qu’on fasse !
            L’humour n’est pas un sens interdit ! peut-être que le ridicule non plus d’ailleurs (là, je précise que je parle pour moi uniquement).

            https://www.youtube.com/watch?v=cuO6UCTVJLQ

  2. Très bonne émission. Chacun selon sa position spécifique a pu apporter des éléments d’analyse et de proposition. La question de la collaboration entre les divers collectifs (syndicats, partis, GJ) me semble essentielle. Didier a opté pour une position sage : oublié les griefs, les erreurs passées. Monique a mis l’accent sur le cumul des peines qui attend la jeunesse, entièrement imputable au capitalisme : paupérisation, vieillesse calamiteuse probable, débacle écologique.
    Je me réjouis que LFI et/ou CGT considère qu’une retraite à 60 ans serait la bonne option vers laquelle revenir.
    Le mécanisme de dépouillement des entreprises par l’actionnariat des fonds de pension a bien été mis en évidence par LFI. Cet actionnariat (indirectement et en partie de retraités au fond !!!) détruit les conditions de travail et d’emploi des actifs. Alors que pas le système par répartition. non !

    1. bonjour
      puisqu’il parait qu’il y a urgence environnementale, c’est le travail dans son ensemble qui est à revoir, travailler pour faire quoi et comment. Dans des métiers essentiels comme le maraichage il manque de bras alors que plein d’autres boulots sont totalement inutiles (publicitaire par exemple, car si on produit de la qualité pas besoin de pub).
      De plus pour moi la retraite à 60 ans dénote un manque d’ambition (surtout si on revisite la notion travail) car mon premier boulot a été manoeuvre en maçonnerie (j’avais 16 ans) et je peux certifier qu’à 60 ans à ce rythme là t’es mort ou pas loin mais ce qui est certain, pas en bon état.
      Bonne journée

      1. Vous avez raison, cher Delacre, c’est le travail dans son ensemble qui est à revoir.
        Par ailleurs, quoiqu’il advienne de cette contre-réforme des retraites, une conscience plus aigüe de la réalité sociale s’est répandue au sein de la population.. Une conscience de classe s’est forgée plus largement. Et ce n’est plus seulement des retraites dont il s’agit mais du mode général de société humaine dans laquelle nous voulons vivre. Je pense que cet épisode marquera les esprits. Et si la victoire est au rendez-vous, elle sera la première pierre d’un tournant.

        1. J’aimerai bien partager votre optimisme, merci d’essayer de le communiquer mais j’ai hélas la mauvaise sensation que les plus pauvres sont tout de même mis de côté il n’y a qu’à entendre les remarques sur les « assistés », j’ai eu quelques échanges un peu vifs dans le cortège. Le mépris vis à vis de ce qu’avant on appelait « lumpenprolétariat » est encore bien actuel et ce cumulé avec un manque total d’imaginer ce qu’implique de vivre avec des revenus bien en dessous du seuil de pauvreté. Ce qui est sûr c’est que de plus en plus de personnes se retrouvent dans des situations qu’ils n’imaginaient pas possible pour eux alors oui dans ce sens une conscience de classe s’étend.
          Bonne journée

        2. je l’espére aussi ,,

          je suis convaincue que cette période actuelle développe effectivement un regard aigu et une conscience éveillée !!
          qu’il s’agit aussi oui d’un mode général de société humaine à construire ,
          a créer ,
          ouvrir !!!
          ………………………….tel que certains des commentateurs ici sur QG nous invitent à réfléchir !
          MERCI TOMORROW
          la 1°pierre dites vous ,, why not ?

          belles pensées EN PARTAGE à tous,,ici, dame B

      2. Mais je suis d’accord avec ça ! Nous avons d’ailleurs déjà échangé sur la question absolument fondamentale de produire quoi et comment ! Malheureusement il faut prononcer le mot de « communisme » de « plan », de « construction » du plan etc … et là, tout le monde s’enfuit.

        La proposition Friot de retraite à 50 ans me va parfaitement dans les conditions actuelles (dans des conditions de travail et d’emploi « normales » je pense que 60 ans reste possible, mais peut-être faut-il prévoir une retraite ajustable selon l’état de santé du gars). Moi, j’ai eu la chance de commencer à travailler à 23ans et je suis parti à 64ans (41 années était la norme à l’époque), et mon travail n’était pas physique certes mais stressant, et à 64ans j’avais atteint ma limite psychique. Ca devenait … problématique.

        Nota : j’utilise l’expression « conditions d’emploi » : il s’agit du contrat de travail et surtout du salaire : il me semble que quelqu’un qui a des conditions de travail difficiles, et qui de surcroit est mal payé, ressentira plus, en vrai, ses souffrances physiques (dans une certaine limite bien sûr) que quelqu’un qui est très bien rémunéré ! à débattre !
        Aller, « bonne journée » !

        1. En parlant de « communisme », de « plan » etc … il faut rappeler aussi que, dans le communisme, le lumpenprolétariat a disparu. Avant 1991, tout le monde avait un toit, à manger, et un boulot en URSS ; et après l’effondrement, les sans-abris ont refait leur apparition. Le chômage, structurellement, est une maladie du capitalisme. Maladie d’ailleurs cultivée par ce capitalisme, pour créer un rapport « offre-demande » de travail favorable aux capitalistes. Le chômage est endémique au capitalisme, et l’espoir qu’il (le chômage) disparaisse est vain ! Certes, il faut aider les sans abris et aider ce qu’on appelle la réinsertion. De nombreuses associations caritatives et militantes existent pour cela (ATD, et autres …), mais ce ne sont que des palliatifs. Ces dispositifs, nécessaires, sont incorporés au système et le maintiennent.

    2. Cet actionnariat de fonds de pension (en partie et indirectement, des retraités, en fait !) détruit les conditions de travail et d’emploi des actifs. Alors qu’avec le système par répartition actuel. ce n’est pas le cas !

      (note à QG : hier soir, lorsque j’ai posté ce message, l’éditeur informatique ne m’a pas proposé la possibilité habituelle de 45mn de correction).

  3. « Quelle société pour demain » ? (Maïsto)

    Intéressantes considérations de sa part sur « la cellule » et les « micros actions » (ses termes) en réponse à « la fin des idéologies » et « l’implacabilité du gouvernement » pour « reconquerir nos vies » et recréer un vrai tissu social.

    À la base de tout contrat social, il y a la CONFIANCE, socle de toute union. Beau sujet de réflexion en nos temps d’individualisme forcené et de fabrique de l’isolement et du consentement mêlés.

    La confiance que la gestion de la crise Covid par le gouvernement a entamée, répandant distance méfiance et défiance jusque dans les familles qu’elle a privées de rencontres et de « TOUCHER ». Un comble pour le lieu des liens du sang.

    Atteinte gravissime ! C’est la première fois dans l’Histoire qu’un pouvoir s’immisce à ce point subtilement au cœur de la cellule de base de toute société pour y introduire le germe de division et régner en maître sadique et cynique. Quel tour de laideur a pris ce régime !

    Quelle société est possible dans un monde où la confiance est en voie d’extinction, minée par les ambitions et intérêts individuels et corporatistes décuplés et par le mensonge et la manipulation généralisés ?

    Quelles priorités d’action pour redonner vie socialement à une confiance partagée ?

    La « cellule »… Lieu de refonte de cette confiance à retrouver ? Ellul sourirait de se voir ainsi cueilli 😉 Merci Didier pour cette ouverture miellée. Quand il a prononcé ce mot j’ai vu une abeille voler rejoindre sa ruche comme on voit et entend un ange passer…

    1. Bonjour,
      Il me semble évident qu’en plus de la confiance il faut un réel projet de société et ce n’est pas en entendant cet « débat » que je vais me reprendre à rêver, quel manque d’ambition, de vision, de projet réellement porteur. Didier dit que seul les syndicats savent mobiliser en masse, oui, mais pour quoi faire??? des décennies de luttes perdues, de renoncements et pire que tout d’abandon des plus pauvres (j’en aie autant pour les partis) et comme vous le dites après le connardovirus beaucoup de casse, de fractures et de déchirures.Hier plein de monde à la promenade syndicale, (10 000 personnes de plus, énorme ici) et dès le trajet fini tout le monde à la maison, on s’est retrouvé à trois pelés et deux tondus à essayer…….les syndicats sont contre les blocages, la messe est dite….faisons gaffe à ce que les « cellules » ne deviennent pas monastiques…..Perdues en haut de leur rocher à ne rien voir venir.
      Monique a été clair, « ils » ne lâcheront rien et on peut affirmer mais alors rien du tout car c’est non seulement idéologique, mais de plus il leur faut donner des gages au « marché spéculatif » afin de pouvoir emprunter pour payer les intérêts de la dette qu’ils ont crée en renforçant les dits marchés. Le serpent se mord la queue. Alors oui, pour l’instant on se réorganise avec de nouvelles et nouveaux arrivants car la manif m’a bien confirmé que la reprise de dialogue avec d’anciennes et anciens compagnons de lutte n’est pas pour demain (même en chantant)
      Mais comme on dit, on ne fait pas du neuf avec du vieux……et le rafistolage ne tient plus……
      Tout reste à inventer c’est la seule chose qui me stimule encore, du passé faisons table rase…….
      Comme disait Durruti en s’adressant à la gueusaille ; »on peut tout détruire car nous seuls savons construire »
      Construisons car il ne reste vraiment plus rien de bon dans ce monde de l’argent roi, dieu ???
      Effort et courage

      1. Vous dites juste.

        Je n’ai soulevé de ce débat que ce qui m’a fait tinter les oreilles. Ces 2 mots « cellules » et « micro actions » sortis de leur contexte, car cela rejoint mon idée d’une relance et reconquête par la base au niveau local. Pour le reste…

        Je n’ai plus aucune confiance ni aucune attente des syndicats et mouvements de masse en général. La vraie manif commence après la manif et vous l’avez constaté vous même. Aujourd’hui chacun rentre chez soi passé le temps de la « promenade ».

        Comme la confiance, la flamme de l’engagement vacille aujourd’hui. Cette déréliction affecte tous les champs de la société et en particulier ceux de la lutte, enfermés dans des codes conventionnels que les Pouvoirs ont appris à noyauter et contenir. Un Gandhi ou un Luther King ne pourrait plus surgir aujourd’hui.

        Tout espoir de renouveau se joue désormais dans la conscience individuelle et la constitution d’îlots de recherche qui rassemblent des consciences frères. Je crains fort comme vous le dites que ces îlots de résistance et renouveau n’en passent par une période « monastique » le temps de se constituer en force.

        Voyez le réseau Solaris qui s’est déployé en France à une allure vertigineuse. Il y a un vivier de forces dispersées mais il manque « un projet de société », une vision de l’homme et du monde communément partagée pour faire socle et feu d’action. Elle germe lentement. Je suis plus que jamais confiant mais j’ai changé d’horizon. Il nous faudra plusieurs générations pour sortir ensemble de la gangue. Mais nous y parviendrons.

        Nous sommes la première et nous remettons tout à plat. Tabula Rasa ? En quelque sorte. En faisant table rase dans ma tête de la nécessité des Pouvoirs je prépare cet avenir auquel j’aspire.

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