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«Covid, Gafas, transhumanisme» – Pas de Quartier avec Laurent Alexandre et François Meyronnis

Émission du 22/03/2021

Aude Lancelin reçoit le docteur Laurent Alexandre, chirurgien et essayiste et François Meyronnis, fondateur de « Ligne de Risque », pour affronter leurs visions sur le monde de demain

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26 Commentaire(s)

  1. laurent alexandre et sa clique de démiurges sont entrés en sécession avec l’humanité . Une maniére de justifier l’injustifiable richesse engrangée par leur gaffa . Ainsi en regardant ailleurs ils se désolidarisent de leurs obligations premières. Le present n’est plus leur affaire ils s’occupent du futur ils investissent et cherchent à façonner et transformer ce qu’ils haïssent le plus l’humanité .Ils cherchent comme ce rêve prométhéen de voler le feu aux dieux.
    On devrait les hospitaliser en psychiatrie saisir leur fortune pour le bien de l’humanité .Dire que le pape soutient ces abrutis

  2. j’aurais aimé une véritable confrontation avec autre personne qu’un intellectuel embrigadé dans une pseudo honnêteté du même type, qui n’a d’autre frontière que celle infligée par son « milieu » intellectuel et universitaire. JJ Crèvecoeur, par exemple, si ce n’est pas trop « décentré », « risqué », (?,?,) pour QG.

  3. J’ai finalement regardé la totalité de la vidéo de L.Alexandre à Polytechnique.
    https://www.youtube.com/watch?v=rzqw8JaAIYY
    Je ne regrette pas, ça valait le coup ! Edifiant ! Une connerie par minute au minimum ! ce que confirme l’interview de QG ! Le décor imposant, l’absence de contradicteur formèrent le contexte idéal pour qu’il donne toute la mesure de son talent de saltimbanque des NBIC … de sa bêtise, et de son mépris de classe.

    Ce mépris élitiste est bien celui aperçu sur QG ; avec cette centration lourde, obsessionnelle sur les GJ ! L.A a quasiment essentialisé les GJ comme des retardés intellectuels qui, sans s’en rendre compte, pourraient freiner le progrès !!!! Des retardés pour lesquels il exprime une condescendance qui cache mal son mépris. C’est grossier, grave, triste ; pourtant, c’est une tendance assez typique du monde techno-scientiste qui regarde les perdants (cad ceux qui manifestent) comme des imbéciles, des loosers. Pour lui, c’est, bizarrement, « la technologie qui a produit les GJ », en tant que ce sont des «largués » technologiques et scientifiques, ce qui à ses yeux constitue la catastrophe des catastrophes; ces GJ, il souhaite qu’on les sorte du gouffre de l’obscurantisme, en quelque sorte.
    Comment peut-on être aussi débile, aussi bête que L.A (et je suis très poli). François Bégaudeau, au secours, on a besoin d’aide contre la bêtise !

    Faut-il rappeler à L.A que l’immense majorité des grands financiers, des grands capitalistes, y compris ceux qui en tirent profit, ne connaissent strictement rien aux NBIC, et n’ont « que » l’intelligence de la « finance » et de la « gestion » ; et pourtant, ce sont eux qui ont le pouvoir, pas les GJ. Pour le dieu L.A, les GJ se doivent d’être une armée de réserve, de petits « pécheurs » juste acculturés et juste capables d’accepter les NBIC comme moyens d’extraire de la plus-value, au profit des financiers.
    Cette pulsion de L.A à la « hiérarchisation bourgeoise » est vraiment exaspérante ! Un idiot qui croit dominer des imbéciles !

    Quant à la séquence « rigolote » (à 4mn32sec), je trouve que ça craint ! L.A, jouant le personnage de prédicateur super sympa, irrévérencieux, qui sait détendre l’atmosphère d’un colloque grâce à une allégorie tordante de la femme « castratrice », aux « dents longues », projetée sur écran géant, et accompagnée d’un commentaire qui devrait ravir les humoristes renommés que sont Filkenkraut, Polansky, Duhamel… ça craint.
    Les dieux (le public), eux, semblent avoir aimé ! Même une déesse a fait entendre son rire ! Sont-ils tombés sur la tête ?

    Pour terminer, passons en revue quelques bulles délirantes de L.A (tout ça, de mémoire) :

    – « Les chinois ont mis au point un diagnostic NBIC des pathologies urinaires 1000 fois plus performant que des urologues ! ». Certes, et alors ? Depuis le machinisme, on sait que les machines produisent toujours plus que les hommes et de façon plus constante : c’est pour cela qu’on les développe sans cesse. Mais la base de connaissances incorporée au robot NBIC, base qui permet sa performance médicale, a été établie par des urologues ; ce n’est pas l’intelligence du robot qui a agi. De même, aucun homme n’est capable de produire 1.000.000 de clous à la minute, alors qu’une machine, si ! L’investissement technologique délirant est d’ailleurs la cause de la baisse tendancielle du taux de profit, cause elle-même de la concentration tout aussi délirante de la richesse dans de moins en moins de mains !

    – « Les NBIC vont bientôt permettre de changer notre conscience !». Mais, changer notre conscience sans qu’on s’en rende compte se fait déjà très bien, et ce, depuis la nuit des temps ; en plongeant le « sujet » dans de nouveaux rapports sociaux cad en en faisant un nouvel acteur, la conscience change toute seule, sans qu’on s’en aperçoive ; même Freud n’a pas saisi cela, alors a fortiori L.A ….

    – « Les NBIC vont augmenter les inégalités !». Mais la technologie en elle-même n’augmente pas les inégalités, au contraire : pour les handicapés, les appareillages, les simples ascenseurs sont plutôt aidants. De même, la technologie personnelle, en fournissant un pouvoir d’agir (force productive) considérable aux femmes, pouvoir, désormais, quasiment équivalent à celui des hommes, est la cause essentielle de sa libération ; ce n’est pas l’idéologie, cad « la pensée de la libération », qui, s’opposant à « la pensée de l’asservissement », libèrerait la femme, quoi qu’en dise Simone de Beauvoir avec son approximatif « on ne nait pas femme, on le devient » (je crois qu’elle voulait dire que c’est l’éducation qui conditionnait la femme) ! C’est le développement technologique qui bouleverse matériellement le pouvoir d’agir féminin, et, par là, qui suscite dans la conscience des femmes l’idée de revendication pour l’égalité. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que les revendications féministes accompagnent historiquement le développement de la technologie.

    – « il faut limiter l’engendrement des GJ, …, et trouver pour cela une nouvelle méthode Montesori qui développerait leur QI, car l’école actuelle ne développe pas le QI ! ». Là, on atteint l’abject. Pour ne plus avoir de GJ, il ne s’agirait pas de développer la justice sociale, non ! il faudrait simplement développer, par l’éducation, le QI de ces imbéciles. Mais quel con ! quel fourbe ! Il instrumentalise la compassion pour formuler « positivement » l’infériorité bestiale des GJ ! Et cela en glorifiant le montéssorisme qui, avec le freudisme, sont les 2 conneries éducatives du 20ième siècle ! Quel malheur !

    – Enfin, il ose conclure en enjoignant aux ingénieurs/dieux –> « faite de la politique » sous-entendu ‘car les politiciens actuels, qui ne sont pas ingénieurs, sont des bulots’ . Pourtant, idéologiquement parlant, y’a pas plus con qu’un ingénieur (et je m’y connais) ; le positivisme, l’empirisme primaire est leur credo (« le soleil tourne autour de la terre », même s’ils savent que c’est pas vrai) ; trop souvent des bœufs du même acabit que Macron et Alexandre !!!

    Alors, L.A, dieu ou bœuf, là est la question ?
    En tous cas, c’est à peine croyable que des dingues pareils se voient confier de telles tribunes, avec une députée en invitée officielle !

  4. Au-delà des protagonistes du plateau, on peut essayer de comprendre le «phénomène» trans-humanisme actuel. Pourquoi tout ce tsoin-tsoin, ce matraquage futuriste teinté d’apocalypse positive? Pourquoi cet engouement pour le trans-humanisme? Je parle ici de l’engouement des super-riches de ce monde -les vrais moteurs du tsoin-tsoin- pas de l’engouement de mr Alexandre qui lui, n’est que le valet volontaire de ces super-riches (voir plus bas, un petit développement sur le concept de «fayotage»).

    On peut faire quelques hypothèses sur les «avantages» du trans-humanisme idéologique, pour les super-riches :

    a) Faire croire à la puissance sans limite de la science. Car cette science future promise, permet de calmer les inquiétudes écologiques populaires, inquiétudes qui … inquiètent les industriels: leurs lobbies et leur industrie du mensonge peinent de plus en plus à nous faire croire que leurs produits sont écologiques. Leur message ici c’est «le CO2? la science future s’en occupera!»; le perroquet L.Alexandre le répète d’ailleurs partout. Rappelons-lui qu’en matière de sécurité, il faut toujours privilégier l’action «à la source» cad ne pas produire de gaz carbonique atmosphérique.

    b) Montrer que l’industrie «privée», cad le capitalisme, est seule capable de conduire les projets «humanistes++» du futur. Humanistes: donc bons ! Et est seule capable d’agir pour le bien de l’humanité. Pour l’instant, seul «l’Etat» chinois est en capacité de démontrer l’inverse cad qu’un Etat fort est un concurrent sérieux du capitalisme, pour les grands projets du futur ; c’est en partie pour cette raison d’ailleurs que l’Amérique –totalement pilotée par les supers-riches- cherche la merde aux chinois. C’est le but du libertarianisme : briser la domination actuelle de l’organisation nommée Etat dans la gestion des entités nommées Nations.

    c) Drainer l’investissement financier vers ce secteur actuellement tenu par les super-riches. Et pour cela raconter aux grands enfants du monde une histoire à la Jules Verne ou à la Hergé. Plus le trans-humanisme apparaitra comme un «extraordinaire» possible, un «tout puissant» absolu, plus l’argent va affluer dans ce secteur, et plus les valeurs boursières des industries qui s’y rattachent vont augmenter: la bourse, comme le bit-coin, comme les œuvres d’art, ça marche beaucoup «à la croyance», «à la mode», «à l’affect», au «ce qui plait plaira». Une chose «perçue» comme sensationnellement prometteuse verra sa valeur boursière augmentée. C’est peut-être cette dernière explication qui est la plus crédible pour comprendre le phénomène du trans-humanisme idéologique. Le grand saltimbanque-philosophe Laurent Alexandre s’emploie à cultiver ce sensationnalisme.

    En gros, LA est là pour soutenir en bourse le petit cercle des nouveaux «super-riches», super-riches engendrés paradoxalement par la baisse tendancielle du taux de profit prédite par Marx. En bourse, pour que ça gagne d’un côté, il faut que ça perde de l’autre. Ce sont pourtant les petits et moyens bourgeois, investissant aussi un peu en bourse, qui seront les premiers plumés par les super-riches quand la bulle trans-humaniste implosera. Ce sont les petits et moyens requins, qui seront harponnés par les gros requins : ces derniers auront tout vendu, tout «réalisé», avant l’implosion. Mais, bien évidemment, ces petits et moyens bourgeois vont tenter «de se refaire» en serrant la vis du côté du travail dans leur propre entreprise minable … Ainsi va le capitalisme! Les innocents paieront! Ca, mr Alexandre n’en parle pas; il s’est «placé» du bon côté, et ses désormais « potes » super-riches l’aideront à gérer son portefeuille!

    Concernant le débat, et la posture générale de mr Alexandre.

    Commençons par dire 2 mots de François Meyronnis. Il est resté un peu sous la pression du bretteur verbal qu’est mr Alexandre. Son tort principal à mon avis: une approche trop tournée vers la transcendance, vers Dieu. Mais, grand Dieu, qu’est-ce que Dieu a à voir là-dedans? Certes le terme «Homo-Deus» (humain dieu) circule beaucoup actuellement, mais c’est un attrape-tout, pour ne pas dire un attrape nigaud. Ca peut faire émotionnellement monter la bourse, mais dans un débat rationnel ça n’a pas sa place. Du coup, mr Alexandre lui a fort justement répondu qu’il ne croyait pas du tout en la transcendance (notons que, pourtant, trans-humanisme signifie transcendance ou dépassement de l’homme!)

    Ce terme «Homo Deus» renvoie un peu au concept spinosien de « Dieu manifesté dans la nature », cad dans tout ce qui « est », dont l’homme: en gros, grâce à une périphrase, Spinoza nous dit, en creux, que Dieu n’existe pas. Pour cela, il s’est fait virer de la communauté juive de l’époque. Il faut se méfier des proximités verbales comme Homo Deus, cad des proximités apparentes : c’est avec elles, avec des syllogismes approximatifs, qu’on nous fait avaler des couleuvres.

    L’astuce cachée de l’Homo Deus consiste aussi à nous faire croire que la totalité des hommes forme l’«Homme» avec un grand «H»: en gros, ce qui advient sur terre à cause de «certains hommes» ce serait l’œuvre au fond de «tous les hommes». Tous coupables ou tous innocents ! Et donc le calvaire prolétarien serait ainsi aussi l’œuvre des prolétaires. La catastrophe écologique serait l’œuvre de tous les hommes et surtout des consommateurs ! F. Lordon a fort justement débusqué cette arnaque en affirmant que l’anthropocène est, en vrai, le «capitalocène».

    Avec l’aide de Laurent Alexandre, super héros du verbe et des supers-riches, le super capitalisme industriel et financier est en train de mettre en place un merveilleux «story telling future» (« narration de l’histoire du futur ») adressé aux enfants crédules de France. Par une flatterie de renard, il manipule et cherche à gagner à lui les élèves ingénieurs en leur assignant le rôle pourri de courroie de transmission des super-riches pour gérer ces bourrins de Gilets Jaunes, qualifiés ignominieusement de « substituables ». Pour mémoire :
    – Il y a des ingénieurs Gilets Jaunes.
    – Les ingénieurs sont tout aussi substituables que les Gilets Jaunes (actuellement, les ingénieurs ou médecins sont soumis eux-aussi à l’horreur du lean-management).
    – Les capitalistes aussi sont substituables car ils meurent de temps en temps.
    – Les cimetières sont d’ailleurs pleins de généraux irremplaçables.
    En fait, les deux seuls êtres irremplaçables, ce sont Laurent Alexandre et le Soleil.

    Voyons la question du mépris maintenant, qui est un sentiment qui habite littéralement Laurent Alexandre. Chez lui, ce mépris se manifeste de 2 façons:

    1) Bruit de fond permanent, basé essentiellement sur son élitisme viscéral revendiqué (marqueur du fascisme d’ailleurs car tous les fascismes, tous, sont élitistes; mais il n’accepte pas qu’on dise qu’il est un fasciste: question d’image sans doute).

    2) Bruit sporadique, par inadvertance, mais suivi de «récupération», comme lorsqu’on s’entrave en marchant et qu’on « se récupère » (cette récupération systématique est le marqueur de quelque chose d’honteux). Par exemple «… il faudrait stériliser tous les petits Africains…», puis immédiatement derrière «non, non, je ne demande pas cela moi, ce sont les écologistes qui le demandent» (ils doivent être contents les écolos d’écouter des conneries pareilles sur leur compte!!!! certes ils sont de + en + pour le contrôle des naissances, mais pas spécifiquement en Afrique, je pense)(aparté: il y a 40 ans les mêmes écolo-bobos traitaient les dirigeants chinois de fascistes parce qu’ils pratiquaient le contrôle des naissances!!!!)(c’est fou ce qu’on change quand on passe du statut d’étudiant au statut de «bourgeois installé»).

    Avec tout ça, L. Alexandre se montre futé et redoutable dans la dispute. Sa dent dure n’est jamais très loin lorsqu’en face, ça résiste trop. Il faut un gagnant et un perdant, il faut des grands et des petits. Sinon la terre ne tournerait pas rond !

    Mais Alexandre le Grand cache aussi Alexandre le Petit. Pour répondre à ce qu’il sent être les «attentes» des puissants, il est prêt à tout; grande gueule avec les petits, fayot avec les puissants.

    En matière d’acteurs, dans notre monde capitaliste (pour faire simple), il y a une classe forte (les financiers possédants) et une classe faible (les prolos non-possédants). Chaque individu (sujet) de la classe faible peut choisir 2 stratégies pour se tirer au mieux des embarras de la dure vie que lui mènent les individus de la classe forte:
    1- s’unir activement avec les autres individus de sa classe pour devenir plus forts et lutter (alliance naturelle).
    2- ou s’allier avec les individus de la classe forte pour éviter les coups qu’ils assènent; et pour bénéficier des gratitudes qu’ils prodiguent (alliance contre-nature nommée vulgairement «fayotage»).

    De façon visible, le phénomène de fayotage commence très tôt dans la vie: à la maison, dans la rue, à l’école, au boulot. Le lèche-cul des petits envers les grands du quartier, le lèche-cul des élèves envers les profs etc.

    Le gars Alexandre appartient à la classe moyenne, entre les petits prolétaires et les grands capitalistes. Il a choisi l’alliance avec les grands et est un fayot zélé ; et comme il est plutôt intelligent, il n’attend pas explicitement les ordres, non, il devance, au flair, les attentes des puissants dans l’espoir d’une reconnaissance. Quelle énergie ne met-il pas dans ses discours enflammés, qui flattent indirectement les grands, lorsqu’il s’adresse à des ingénieurs débutants; tribun remarquable, il se laisse pourtant aller à des «excès» allégoriques un peu fachos, excès qu’il essaye de corriger dans la phrase suivante (entrave et récupération) ; il est comme ça!

    Mais, qu’importe ce que comprend ce public d’enfants; ils ne sont pas les vrais destinataires; ce ne sont que des figurants; les destinataires, les vrais, sont clandestins, derrière les rideaux; ce sont les puissants à l’écoute du fayot performateur; «être» moyen, mais qui sait en rajouter pour complaire aux grands. Tout cela est classique. Dans les cas de terrorisme par exemple, l’otage, individu en danger, comprend/pactise parfois, par nécessité vitale, avec les terroristes, dans ce qu’on appelle le syndrome de Stockholm. Cet otage en danger est tout à fait excusable. Mais les fayots délibérés, ne cherchant que caresses supplémentaires, ont en eux quelque chose de petit, et dans leur richesse relative, quelque chose de misérable.

    1. Sans être un milliardaire, Laurent Alexandre a une fortune d’au moins 300 millions d’euros puisqu’il a vendu Doctissimo plus de 240 millions . Après cette vente, il a sans doute placé son argent chez Elon Musk ou d’autres GAFA. Vu la fortune engendrée depuis le covid par ces entreprises, M. Alexandre est entré dans le domaine des dieux.

  5. Ce que la mauvaise foi légendaire de Laurent Alexandre passe toujours sous silence, c’est que (pour le moment dirait-il) nous ne pouvons que décrire la vie: personne ne peut la fabriquer de façon totalement synthétique; et le fait que les systèmes biologiques fabriquent leurs propres énergies « vitales » à partir des micro-recharges régulières et des productions diverses en amont ( O2, eau, nutriments…)
    Les robots et autres IA de tout poil sont des substrats de silicium certes hypercomplexes mais ont une faible autonomie énergétique: ils ne consomment que de l’électricité, mais surtout ils ne peuvent la produire eux-mêmes: si on débranche la batterie…game over.
    Vient ensuite le vertigineux sujet de la conscience, pour laquelle nous n’avons que des hypothèses.
    Quelle que soit la puissance des réseaux de neurones que l’homme pourra créer, ils resteront des esclaves et n’auront aucune volonté propre tant que nous ne saurons pas ce qu’est la vie et la conscience. On restera dans le jeu de l’imitation, une illusion dont personne n’est dupe.
    Quand un robot équipé de capteurs comme ceux des humains et un réseau de neurones artificiel sera capable d’évoluer et de réaliser les prouesses réalisées par un être humain entre 0 et 3 ans, on pourra parler de progrès. Aujourd’hui, aucune IA n’est capable de comprendre (et encore moins d’apprendre) seule un langage humain.
    Bref, on surestime énormément ces technologies.

    1. Complétement d’accord avec toi.

      Pour avoir participé à des développements de Systèmes Experts à une certaine époque (avant, on appelait l’IA système expert) , et avoir été utilisateur aujourd’hui de soi-disant intelligence artificielle (IA), je confirme que de l’intelligence y’en a pas !

      Pour l’instant, cette intelligence (par exemple conduite automatique de métros, mais aussi d’automobiles récemment) consiste à appliquer des solutions déjà validées à de problèmes déjà résolus par des humains « experts » (et non pas des débutants, évidemment).
      Or, l’intelligence ne consiste pas à appliquer des milliers de solutions connues à des milliers de problèmes connus, mais à trouver des solutions nouvelles à des problèmes nouveaux : ça pour l’instant, on sait pas faire avec des robots.

      Quant à la conscience qui, selon moi, est engendrée, dans l’enfance, par les premiers rapports sociaux cad des rapports d’opposition, j’attends de voir comment pourrait bien naitre et se résoudre des oppositions, des conflits, entre robots. J’attends !

  6. Voici la vidéo de l’intervention de Laurent Alexandre à l’Ecole polytechnique. Je vous laisse juge d’analyser si ces propos ont été travestis ou non par rapport à l’extrait passé dans le débat.
    https://www.youtube.com/watch?v=rzqw8JaAIYY

    Laurent Alexandre est le cheval de Troie de l’idéologie transhumaniste. Donner l’impression d’être contre tout en promouvant partout où cela est possible les théories transhumanistes.

    Comme dit dans un des commentaires, il faut toujours écouter le discours de l’adversaire.

    Laurent Alexandre ne croit pas en dieu mais c’est néanmoins un croyant. Il est triste qu’il n’en ait pas conscience.

    Je ne crois pas en dieu et je n’ai absolument pas envie d’être immortelle.
    Ces êtres suffisants, que Laurent Alexandre personnifie à merveille, projettent leur aspiration à l’immortalité sur l’ensemble de l’espèce humaine.

    Il faut être particulièrement narcissique pour imaginer que son existence soit à ce point indispensable qu’elle ne doive pas s’éteindre…..
    Narcissisme, pouvoir, puissance, sont des mots qui vont très bien ensemble…..

    De mon point de vue, le niveau supérieur de l’intelligence se résume en deux mots : HUMILITÉ et CONSCIENCE.

  7. J’avoue que c globalement effarant, effrayant! J’espère que les élèves de polytechnique sont suffisamment « armés » intellectuellement pour résister aux prophéties technologiques désastreuses de M. Alexandre !
    Personnellement, rien ne me fait rêver dans tout ce qu’il dit! Je ne veux pas de edtech, pas d’IA, etc. De quel droit une poignée de richissimes hommes d’affaires pourraient nous imposer leur monde ?

  8. Je pense qu’il est utile d’entendre la vision de ceux qui portent cette thématique et dépasser le personnage qui n’est qu’une incarnation parmi d’autres. Si le rejet de cette vision est partagé il n’en reste pas moins qu’elle sera développée par tout opportuniste ayant le capital nécessaire à son développement (capital d’état ou particulier voire les deux).

  9. J’ai écouté à plusieurs reprises les « élucubrations » de cet énergumène, et j’avoue que c’est assez terrifiant d’entendre ses théories et en particulier celle concernant l’Humain de demain, vidé de toute son humanité. Ce n’est pas un monde auquel j’aspire et ces propositions farfelues font plutôt peur, mais il est bon de savoir que dans certaines parties de la planète, il existe de tels personnages, projetant de tels projets, et possédant les moyens de pouvoir mettre en oeuvre ce genre de « monde »effrayant, Il est soutenu par des gens très influents et on le dit proche de Macron .
    Merci donc à QG d’avoir fait ce choix, dans le but toujours de nous informer.

  10. Après avoir écouté et entendu les longues dissertations de L.A. tout mon problème consiste à élucider si le moteur du charlatanisme est le manque d’intelligence naturelle ou un excès sur-critique d’intelligence artificielle …

  11. Je voudrais ajouter que je trouve intéressant et courageux de la part d’Aude et de QG d’inviter un individu aussi éloigné de son humanisme et son engagement. Merci, vous nous faites découvrir « un monde » peu connu. Je dois avouer que le Harari m’a sidéré aussi avec ce même délire déshumanisant et profondément ultra-libéral : individualisme outrancier, transhumanisme, etc. mais aucune notion d’intelligence collective, de société humaine, bref, juste une projection dans le futur de leur monde à venir.

  12. La technologie est aussi extrêmement efficace pour défoncer la biodiversité que Laurent Alexandre ignore totalement. Il préfère délirer sur la toute puissance de l’homme, un mégalomaniaque qui se prend vraiment pour un dieu. La planète va devenir rapidement un monde inhabitable, il va résoudre ce problème avec la technologie?
    Pour penser la pandémie, le futur et trouver des solutions, je trouve plus efficace de lire Barbara Stiegler et le nouveau livre de Marie Monique Robin (La Fabrique des pandémies), la journaliste qui avait écrit et filmé Le Monde selon Monsanto.
    Ce débat nous met face à l’étendue des risques que nous courons avec cette espèce d’intellectuels qui s’autodéifie. Terrifiant de percevoir son incapacité à comprendre où nous en sommes arrivés aujourd’hui! Pour ma part, je perçois cet homme comme délirant de suffisance et d’inconscience sur la technologie (« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »)
    François Meyronnis est un humaniste qui pédale courageusement pour ramener sur terre l’homo deus d’Harari l’hyper/ultra libéral et destructeur de la société humaine.

  13. Personnellement je ne vois pas de monstre sur le plateau. La discussion est même intéressante. Ce qui est beaucoup plus étrange est le thème lui-même. Parler de l’avenir de l’humanité sur des milliers d’années est complètement déconnecté du réel. Les enjeux prégnants c’est notre survie sur notre planète en l’espace de très peu de temps. On peut plutôt prophétiser une disparition rapide de l’espèce humaine. Les théories de l’effondrement sont sur ce point beaucoup plus certaines que ce sur quoi les invités débattent sur le plateau. Ils sont peut-être tous les deux dans une espèce de rêve éveillé qui s’apparente à une fuite de la réalité dans ce qu’elle a de plus douloureux.

  14. Je n’ai réussi à écouter que la moitié de la vidéo. Je suis fatiguées d’ecouter Ces personnes sans imaginations, diffusant que de la peur et de la méfiance face à l’intelligence collective, et toutes les autres formes d’intelligences aujourd’hui méprisées par le capitalisme. Ces personnes n’apportent aucunes réelles propositions et solutions. Et puis Ces discours imbibés du mythe de la méritocratie ( les intelligents qui réussissent face aux idiots inutiles = bonjour Macron au passage) C’est en tout cas certain, ce n’est pas avec ce genres de pensées que l’on va révolutionner nos vies. Ce sont des gens qui pour moi, ne me font pas évoluer et sont tout sauf inspirantes. Elles sont délétères.

  15. Première réaction : ce genre de débat culturel pourrait être intéressant, mais … sans cet individu imbu de lui-même de Laurent Alexandre. Insupportable. Il faudrait mettre un lien sur son « vrai » discours, qu’on vérifie ….
    Lui, ce n’est pas des couilles qui lui manquent, c’est du coeur. Est-ce que les coeurs artificiels ont du coeur mr Alexandre ?

    1. Ne jamais sous-estimer son adversaire !
      Je ne supporte pas non plus cet horrible personnage et nous sommes très nombreux dans ce cas.
      Cependant le danger qu’il incarne est réel et il est un redoutable adversaire, nous le savons tous !
      François Meyronnis qui est infiniment plus intéressant et surtout plus humain, n’est malheureusement pas en mesure de contrer ce monstre.
      Ce n’est hélas pas la première fois que j’assiste avec tristesse à ce type de jeux de massacre.
      Et je rêve d’un vrai débat avec en face de Laurent Alexandre des combattants bien armés, bien préparés et aussi efficaces que lui.
      Rêvons…

      1. Oui, rêvons !
        (note :
        je suis loin, très loin de sous-estimer cet individu. Il est redoutablement intelligent, mais une intelligente redoublement tournée vers lui-même et ses alter ego.
        Quand on parle d’inégalités et qu’il comprend inégalités intellectuelles, c’est qu’il est aussi un peu con-con sur les bords, ou plutôt qu’il est redoutablement manipulateur : le problème n’est pas qu’il soit intelligent (c’est une qualité après tout) mais qu’il prenne les autres pour des cons.
        )

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