Pour accéder à ce contenu veuillez vous connecter ou vous abonner

Le Vrai Bilan de Macron – Pas de Quartier Avec Sandrine Rousseau, Charles Consigny, Charles-Henri Gallois et Clémence Guetté

Émission du 07/03/2022

QG a fait le vrai bilan des 5 ans d’Emmanuel Macron à l’Élysée lors d’une grande soirée en direct. Aude Lancelin a réuni: Charles Consigny, soutien de Valérie Pécresse, Sandrine Rousseau, ex-candidate à la primaire EELV, Charles-Henri Gallois, porte-parole de Génération Frexit et Clémence Guetté, coresponsable du programme l’Avenir en commun. Les Gilets Jaunes, la pandémie de Covid-19 et l’annonce du pass vaccinal, la montée des violences policières, ou encore les grèves contre la réforme des retraites. L’agenda politique d’Emmanuel Macron a provoqué des crises sociales d’une violence rare. Nos invités en ont débattu dans une émission intense !

À voir aussi
À voir aussi

23 Commentaire(s)

  1. ,,revenant à visionner ce dernier débat GOUTEUX!! sur un bilan de la macronie ,(,et si l’on veut bien m’ accorder là un peu d’humour !! ..) j’ai pu apprécier sur CE Live une belle émission,,pleine de transparence au milieu des échanges vrais d’idées parfois contraires,,arrosés de la verve vivifiante de Charles Consigny,!!

    un éclairage Plein de FEU animé, sous la houlette d’Aude ………

    ……………..;passionnant, il me donne OUI, le ‘GOUT de revenir en trouver d’autres ouverts à un public désireux de s’aventurer encore et encore à travers les mailles d’un tricot par facile à découdre !!………….;; belle suite à QG médialibre…

  2. Le seul qui est cohérent est Charles-Henri Gallois, les autres sont en paroles très différents de Macron mais la gauche de EELV et de FI sont finalement très proches , ce sont des protecteurs fanatiques de L’UE, même si c’est moins pour FI apparemment : on est sûr d’être arrêté par l’UE mais on y va, on va … quoi faire plier l’UE ? Macron est fort parce que la gauche n’est pas si loin de Macron.
    Se débarrassez de la fusion nucléaire avec les petits souliers du Père Noël, c’est lamentable, le fait est confirmé qu’avec les écologistes on arrête ITER
    et la fusion , fusion qui n’a rien à voir avec la fission à part le mot nucléaire. On devrait accélérer ce programme!
    Sandrine Rousseau dit vouloir faire du social et parle de radicalité, mais sa petite radicalité en bouche est déjà de trop pour Jadot, il y a des relents réactionnaires dans sa pensée.. Je suis pour les énergies renouvellables si elle sont consommées immédiatement , localement et comme ceci cela pourrait compter beaucoup , vouloir mettre ces énergies dans le réseau et ceci exclusivement c’est de l’idéologie , une absurdité, un programme anti-écologique.
    Pour le représentant de Pécresse, li est comme Macron sur QG il fait du social , ailleurs … il fera comme Fillon.
    Bon , Sandrine Rousseau a raison EELV n’est pas d’un grand danger pour la stabilité de ce pays, tout va continuer même les écologistes allemands ne vont pas arrêter de force les centrales à charbon, ce qu’ils auraient fait en France non? Il y a tellement urgence ! et le gaz allemend il est plus écolo que le gaz français ?

  3. La France est Brigittisée. Macron, intellectuel mineur, a séduit la France majeure tout comme, mineur civil, il a séduit Brigitte, majeure civile. C’est un séducteur, cad un mec creux d’un côté et plein de l’autre, plein de ce lui-même qui veut toujours séduire l’impossible, à condition tout de même que cet impossible apparaisse comme enviable aux yeux des copains. Ce n’est pas pour « s’occuper » de Brigitte qu’il l’a séduite c’est pour faire baver les copains de promo. Premier de cordée !

    Laissons les sommets et revenons sur terre. Dans la martingale médiatique préélectorale, QG devance Médiapart. Médiapart qui, avec son inventaire technocratique, en cabinet, des promesses non tenues de Macron, ne permet pas de débat contradictoire sur les processus et sur les perspectives : comme si gérer une nation consistait « uniquement » à respecter le « contrat » des promesses ; même le mot « contrat social » de Rousseau me fait mal aux oreilles. La crise Ukrainienne n’était dans aucun contrat et il faut bien la gérer ; et, quoiqu’on en pense, elle peut, à elle-seule, remettre en cause la gestion de ce qui faisait projet auparavant (je ne veux pas justifier ici les choix réels de Macron, ni la crise économique qui s’annonce suite aux décisions d’un Bruno Lemaire : seule l’Amérique, plus autosuffisante que nous, et maitre du dollar, peut s’en tirer sans mal).

    Avant d’entrée dans le fond, disons que le débat ici a été audible et de qualité, les coupeuses-moqueuses (Aude et Sandrine) étant restées dans des limites acceptables. Quelques vacheries de temps en temps, c’est bon pour le spectacle ! (mais il faudrait prévoir des rires d’arrière-plan pour faire plus américain).

    Alors, mon avis :
    La plus bizarre et utopiste : Rousseau
    – Elle veut de l’écologie, mais n’a pas parlé de décroissance, ni d’anticapitalisme : ce sont pourtant les seules solutions.
    – Elle veut se passer du nucléaire, du gaz russe, du charbon, du fuel, en isolant les habitations pour économiser l’énergie !!!! sans commentaire.
    – Elle croit qu’il faut « changer nos modes de vie » pour faire de l’écologie (écologie punitive puisque tout ça c’est de notre faute) : elle n’a pas vraiment compris que le délire du croissantisme n’est pas dû « d’abord » à nos modes de vie et de consommation, mais d’abord au système de production dominant cad la « libre » concurrence, la « libre » entreprise (ou liberté de l’OFFRE), la liberté des prix, « liberté » des salaires, et enfin et surtout la liberté des profits (libre privatisation de la plus-value !).

    Le plus bizarre : Consigny
    – En permanence sur un registre mi-ironique mi-sérieux, posture commode pour affirmer et désaffirmer en même temps.
    – Avant tout anti-macronien dans ses phases sérieuses ! ce qui reste un mystère pour moi (la lutte de la droite contre la droite !!!!). Son show anti-macron est quasi sans concurrence : anti-macron mais cependant pas anti macronisme. Le délire de droite c’est de tout mettre sur l’individu plutôt que sur le système : LR veut changer le gestionnaire mais pas les règles de gestion.

    Les plus sérieux : Guetté et Gallois
    – Gallois est lucide : « l’Europe est anti-écologique » (il n’a pas osé ajouter « parce qu’elle est avant tout capitaliste »).
    – Guetté n’a pas déconné : on sait que le programme LFI est très modéré, mais ce qu’il propose est essentiel pour les plus démunis, et pour la France future ; et surtout c’est crédible électoralement (contrairement à l’extrême gauche qui ne dit pas grand-chose de la vie réelle, sinon « anticapitalisme », mais sans plus de précision). Il faut les deux pour être crédible.

    Aude a bien fait d’ironiser sur la quasi sanctification de Zélensky par Macron. Là, encore « l’ange et la bête », ça suffit !

    Concernant l’Ukraine justement : en fait, malgré la démarche d’Aude d’en faire un vrai thème, le débat est resté plutôt calme pour ne pas dire mou, et cela a contrario de l’hystérie médiatique actuelle. Voilà qui est étonnant. Un plateau « intellectuel », « authentique », « pluriel », qui reste équilibré dans les proférations de haine et de racisme anti-russe ordinaire, voilà qui est surprenant en ce moment. Pourtant, ces derniers temps, dans le mainstream, Marlène Schiappa n’a pas ménagé sa peine pour se taire face au déferlement de cette haine sur les réseaux sociaux et sur les plateaux ordinaires ! Mais où est passée l’ancienne « horreur de la haine », chère à la Macronie ? Certes la haine permet de rester en bonne santé ! mais alors pourquoi l’avoir bannie hier ! un peu de cohérence, que diantre !

    Pour finir, au crédit de je ne sais plus qui, l’ ironie sur la démarche Macron concernant le chômage, l’emploi : « un jeune, une solution ». Cette démarche est typique de la fourberie libérale actuelle qui ne voit que des individus, jamais des systèmes. C’est une régression considérable. Y’a pas de problème de chômage, il n’y a que des problèmes de chômeurs. Le système est rigide : il ne faut pas y toucher et il faut agir sur le chômeur !

    Vous êtes mal dans votre travail ou dans la société ? alors c’est vous qui avez un problème, quasi psychiatrique : il faut s’engager dans du coaching individuel, ou du développement personnel ou même de l’analyse psychiatrique. D’ailleurs, toutes ces nouvelles médecines curatives de l’individu pour des pathologies socio-psychiques vont bientôt faire leur entrée à l’université (dont l’astrologie, la chiromancie ou autre surnaturel ….). Les prévisions sur ce que sera le futur du management d’entreprise, intègre toute une batterie d’approches strictement individuelles (la psychiatrie, la psychanalyse n’ayant pas tenu leurs promesses, il faut élargir).

    Dans l’industrie, la tendance actuelle c’est : « un problème ? une solution ! », qu’il faut comprendre comme « un problème local, une solution locale », qu’il faut comprendre encore comme « ne pas chercher de solution globale, systémique, à un problème qui se manifeste localement ».

    Bref, l’a-politisme absolu fait une entrée en force dans le management, et dans la praxéologie (science de l’action, dont le travail) et dans la …politique. Cet a-politisme considère que le problème c’est l’individu lui-même, mais pas le système dans lequel il se meut. Il faut que l’homme s’adapte au travail et non pas que le travail s’adapte à l’homme. La preuve ? il y a des hommes qui réussissent là où d’autres échouent ! Et comme tous les hommes sont égaux, ceux qui échouent sont des fainéants, des branlos, des profiteurs !

    En occident, sur le plan philosophique, cette approche a été boostée, amplifiée par JP Sartre. Cela est passé inaperçu dans la magnificence des énonciations Sartriennes ! Bien que littérateur très médiocre, Sartre a reçu le prix Nobel de littérature. Pourquoi ? pour sa philosophie ! Certes cette philosophie impressionne avec l’Existentialisme :

    – « l’existence précède l’essence » : c’est une absurdité initialement émise par Heidegger, dans sa phase pro-nazi. Spinoza, lui, en était resté au fait que « l’essence enveloppe l’existence » ce qui est déjà beaucoup plus raisonnable bien que faux (en effet, pour les êtres humains, on ne peut pas affirmer que l’individu soit cause de lui-même). Et je ne suis pas sûr que ce soit vrai aussi pour les «étants» ordinaires (les choses).

    – « l’homme est condamné à la liberté ET est responsable » : en bref cela signifie que l’homme est libre par définition -(alors qu’en vrai il ne possède que des degrés de liberté ou des marges de manœuvres qui changent sans cesse : LA liberté est un pur concept politique absolument sans aucun référent réel ; c’est un mot valise)- et que son sort est entièrement entre ses mains : chaque être (ici humain) se produirait donc lui-même par son existence en faisant usage de sa liberté qui lui est quasi imposée (il y est condamné) : on est là dans l’idéologie du mérite individuel, dans la glorification de la réussite personnelle, cad dans une ontologie politique qui est typiquement au service du libéralisme. L’ontologie politique se Sartre justifie et annonce donc le néo-libéralisme. Les gesticulations gauchistes de Sartre sur son tonneau n’y changent rien.

    On sait que Sartre a affiché un certain mépris pour les lauriers, les honneurs, les louanges, et a refusé ce prix Nobel. Parce que son cœur est à gauche, il le dit. Hé bien c’est justement pour cela que le prix lui a été décerné ; c’est parce qu’il était « de gauche » que son « idéologie de droite » devait absolument être reconnue comme magistrale, première. Sans soupçon de copinage ! C’est encore plus pour cela que ce prix lui a été décerné malgré lui. D’ailleurs, la gloire de Sartre vient à la fois du « prix » et du « refus » ; le « refus » augmentant le crédit du « prix ».
    La Rochefoucauld : « le refus des louanges est le désir d’être loué deux fois».

    1. Beaucoup de vos réflexions sont intéressantes et fouillées mais si je réponds c’est pour revenir au sujet Sartre qui a retenu mon attention ; je ne crois pas qu’il ait désiré être deux fois loué en refusant le prix Nobel 😉 je pense qu’il n’avait pas l’immodestie d’un certain M… que + ou – 30% d’a-politisés, ou dé-politisés ( plutôt bien vu et dit lors du débat ! ) s’apprêtent à re-voter dès le 1er tour.
      Bien sûr qu’on aimerait ne pas ramener le pouvoir à l’individu mais qu’a-t-on fait pour l’éviter avec des institutions même plus capables de désynchroniser une élection d’une autre, de créer un sas de décontamination quand l’abus de l’élu, son autocratisme ( pour rester soft ) prend les proportions qu’on a vues : cinq ans d’un mandat sans le moindre contre-pouvoir, assemblées au garde-à-vous prêtes à voter leur propre mort si on le leur demande 😉 corps intermédiaires laminés, GJ maltraités au mieux, au pire mutilés ; et depuis 2020 : brimades en série ( par ex soignants suspendus ), pass sanitaro-policier, engagement guerrier ( la guerre des autres ), refus du débat avec ses concurrents avant le premier tour ( tant les sondages le donnent en tête au second ! ), etc., etc.
      Mais pour en revenir à Sartre, il faut au moins lire son texte magnifique et plein d’admiration pour son ami engagé à gauche de toutes ses forces et jusqu’à sa mort, Paul Nizan ; si l’un de ses écrits mérite de passer à la postérité, c’est bien sa longue et remarquable préface à « Aden Arabie ».

      1. OK, Je comprends. Je suis conscient de ne pas faire dans la demi-mesure dans mes posts.
        Sartre a certainement un talent d’écrivain. mais convenons que ça n’a rien à voir avec Balzac ni Tolstoï ! (mes deux auteurs préférés, mais … par ailleurs je lis peu de romans). Je n’ai aimé ni le théâtre, ni les romans de Sartre. Ce n’est pas un grand écrivain pour moi, même si la préface d’Aden Arabie est réputée et disons-le remarquable. Je préfère Paul Nizan, moins ambigu que Sartre politiquement.
        Bizarrement, Sartre s’est converti au judaïsme deux jours avant sa mort; ce qui a eu l’effet de provoquer la colère de Simone de Beauvoir qui a considéré cela comme une trahison.
        (je n’ose pas souhaiter « bon vent » à Whirlwind).

        1. La conversion de Sartre, je l’apprends ! Que ne fait-on au moment de la mort pour gagner le ciel 😉 je lui préfère le ciel des idées ; et je pense à Rousseau ( Jean-Jacques ) inégalé.
          Dans sa préface, Sartre dit toute son admiration à Nizan, ne se compare pas à lui mais s’incline devant l’ami engagé jusqu’à la mort …
          Dois-je dire que « – J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! » et que cette politique me donne le Spleen…

          1. J’adore la poésie, mais je confesse que je ne connaissais pas l’étranger de Beaudelaire (avec Google, c’est facile de s’assurer de certaines citations). Par contre, j’affirme posséder la K7 d’Anne Sylvestre, et d’adorer ses chansons (ah, « t’en souviens-tu, la seine ? » https://www.youtube.com/watch?v=7az9xNTqHCc ).

          2. (Sans vouloir trop vous fatiguer, je poursuis un peu)
            Avec « fille folle, amante du vent », là, yes, je comprends mieux maintenant le pseudo « whirlwind ».
            Anne Sylvestre est véritablement un monument (pas suffisamment reconnue en dehors du cercle de l’enfance).

            Quant au « pont Mirabeau », mais surtout quant à « entendre » Apollinaire, là j’ai un petit problème personnel : je n’aime pas du tout, mais alors pas du tout, la déclamation de poèmes qui, de mon point de vue, « tue » le poème (contrairement au chant). Je les aime en musique ou en lecture personnelle (sonorité intérieure où la voix déclamatrice disparait) ! Ce qui ne m’empêche pas d’apprécier les belles voix de la conversation ordinaire.
            (on a tous nos petits problèmes socio-psychiques) (mais comme il n’existe pas de thérapies socio-psychiques, j’essaye de m’accepter comme je suis).

          3. Je vous comprends, la déclamation début XX ème siècle d’Apollinaire est datée, mais j’aimais à le faire remonter d’entre les morts et puisque  » Sous Le pont Mirabeau coule la Seine … » 😉

            Le théâtre aux siècles passés aussi se « déclamait » et, par exemple, dans le  » Molière » de la metteur en scène Ariane Mnouchkine, ce ton qui nous étonne, transporte dans le passé, et, semble-t-il, vous agace https://youtu.be/Xor679CMMBg est bien restitué avec les rires de Molière en prime et le changement qui va s’opérer sous l’oeil royal 🙂

            la Comédie française actuelle en a conservé au moins la parfaite articulation, ce qui fait qu’on comprend les acteurs estampillés CF car, eux, n’avalent par les syllabes comme les acteurs-ciné ( qu’on aime toutefois quand même ) …

            Pour ce qui est du vent, c’est sous toutes ses formes !!, dont celle-là Hugo-Brassens  » Le vent qui vient à travers la montagne m’a rendu fou » 😉 https://youtu.be/2BzH4T7ic-s

          4. On s’en dit des choses !!!
            J’adore Brassens (je connais toute son oeuvre). Sur des poèmes d’Hugo j’aime bien celle-ci https://www.youtube.com/watch?v=sp_Zizsxx5o (c’est aussi une histoire de nana). En matière de musique, ma jeunesse s’est partagée entre Brassens et le Rock’n Roll sous ses formes les plus folles (rien en commun pourtant !!!).

            Merci Marianne Mnouchkine. Et merci Molière, merci La Fontaine, merci La Bruyère… Au plus haut du pouvoir absolu, en artistes, ils ont sifflé le début de la fin de l’aristocratie, tout en se moquant de la bourgeoisie prétentieuse.

  4. Merci QG, débat intéressant très bien mené par Aude pour éviter le débat (impossible dans un tel cadre) sur les différences de programmes et rester sur le bilan de Macron. Intervenant.es sincères. Bon, il m’a fallut supporter Consigny plutôt pénible avec son pseudo humour -limite désagréable- et sa langue de bois du « moi j’suis plus libéral que ça » et Pécresse c’est la meilleure pour battre Macron (hahaha ce serait un désespoir total, plutôt!). Clémence Guetté claire, intéressante, convaincante et solide dans ses propos
    Personnellement un peu déçue par Sandrine Rousseau et son soutien maintenu à Jadot, après s’être faite jetée comme une malpropre et que Jadot n’est qu’un libéral verdâtre (même école que Cohn Bendi, Hulot and cie) …. c’est déroutant.

    1. Sur Consigny : il a réellement de l’humour, de l’intelligence et une grande maîtrise de soi ( Aude L. aussi ) et pas du tout de langue de bois, à mon sens ; certes il n’est ni Lfi ( porte-parole de qualité ), ni Vert-Jadot, mais doit-on lui en faire grief ? Non. évidemment et Aude Lancelin ne l’aurait pas invité si elle en avait jugé autrement, Son analyse de la machronie est d’ailleurs imparable.

      Pour apporter de l’eau à votre moulin, toutefois, j’ajoute que la seule année où il a été intervenant à ONPC et où il était remarquable ( et comparé aux idéologues habitués, à part ), son engouement pour Trump était a minima 😉 problématique …

      Ceci dit le « désespoir total » ce sera(it) de voir reconduite le même …

  5. Merci pour cette émission.

    Macron est un pervers narcissique. Nous en connaissons tous. En temps normal, il n’y a qu’un comportement à adopter face à ce genre d’individu et leur entourage zélé : s’éloigner d’eux le plus possible, ne plus jamais les fréquenter. Malheureusement, le pervers auquel nous avons affaire est détenteur du pouvoir suprême, un pouvoir envahissant régissant tous les aspects de votre vie, même le droit de s’opposer. Il n’y a qu’une insurrection massive ! Nous le savons bien. Les actes isolés de résistance, comme ceux de Cédric Herrou ou Julian Assange, sont trop isolés pour avoir un impact. Ces actes sont dominés sur le plan stratégique par le nombre de plus en plus grand de ceux qui perpétuent le système ou sont dans une condition matérielle suffisante pour ne pas vouloir s’opposer. C’est dur à entendre étant donné le nombre de précaires, mais c’est la réalité.

  6. Debat intéressant sur le fond, plaisant sur la forme et très bien mené.

    J’ai regretté cependant que le contexte (la mondialisation) et la place pour la France dans ce concert, n’aient été abordés que par la bande. Car tout l’enjeu est là. Macron veut faire entrer la France aux forceps (quoiqu’il en coûte !) dans une mondialisation ultra-technicisée qui est une guerre économique et financière permanente, en misant sur la force supposée de l’UE face aux autres géants comme les USA, la Chine et la Russie. Il ne se rêve pas en roi de France mais en roi de l’Europe à laquelle il donne l’impression de vouloir donner la France en dote pour gagner son intronisation. De fait son quinquennat peut être vu comme une sorte de détournement et d’abus de biens nationaux. Il a oeuvré à démembrer et casser la colonne vertebrale de la France pour la vendre au plus offrant et la vassaliser, n’hésitant pas à violenter son peuple et fouler au pied ses libertés publiques chèrement acquises, pour parvenir à ses fins. Cet homme, en plus d’être arrogant et méprisant, est un félon. La situation qu’il laisse est catastrophique et j’ai du mal à concevoir que l’on puisse « se marrer » (Charles de Consigny hors-sol et lunaire à maintes reprises) de la situation. Mais bon, quand on en est à trouver un côté « punk » à « Valeurs actuelles » et à faire croire que la droite de Pecresse était « du côté des Gilets Jaunes » face à Macron, là on se marre et on se dit que le mec aurait été bien inspiré de venir sur le plateau avec des lunettes roses pour être dans le ton.

    Le seul dont la position et les propos reflétaient gravement avec une certaine hauteur ces préoccupations est Charles-Henri Gallois dont j’ai apprécié les interventions discrètes au dessus de la mêlée. Il a bien souligné le poids que représente aujourd’hui l’UE, entité technocratique tombé entre les mains d’une élite financière, qui met à mal la souveraineté des peuples et leurs richesses. Le fait que les idées qu’il représente (frexit) ne soient présentes dans le programme d’aucun candidat en lice, montre assez la crise politique profonde que traverse ce pays et la main mise d’une pensée unique sur les esprits et les institutions.

    L’autre constat qui aurait pu être fait de ce quinquennat désastreux et qui a été abordé brievement lors du chapitre sur les libertés publiques, est le coût humain et social énorme de la gestion de la crise covid. La société française est aujourd’hui minée par la peur, l’atonie, la défiance, l’isolement, les gestes barrières,…. Entreprises en faillites, familles brisées, enfants en dépression, tissu social déchiré, vie locale en berne… j’ai trouvé les intervenants plutôt légers sur le fond du problème eu égard le traumatisme subi. Étaient-ils dans « l’oubli » ou à côté des réalités ? Trop parisiens peut-être… Un signe parmi d’autres de la rupture consommée entre les élites dirigeantes et le peuple, même de celles et ceux qui disent le représenter, et qui augure bien des renversements à terme.

    Reste le plaisir d’avoir eu à écouter des échanges de bonne tenue et parfois enjoués. La presidentielle ne fait que commencer et meme si ele sera courte, il ne tient qu’à nous de ne pas nous la faire confisquer, comme il a été rappelé dans cette émission. Merci QG pour ce quator qui a ouvert le bal. On attend la suite.

    1. , j’ai envie à mon tour d’évoquer ceci
      (reprise..d »éric ) .OUI ..Reste le plaisir d’avoir eu à écouter des échanges de bonne tenue et parfois enjoués.
      La presidentielle ne fait que commencer et meme si ele sera courte, il ne tient qu’à nous de ne pas nous la faire confisquer, comme il a été rappelé dans cette émission. Merci QG pour ce quator qui a ouvert le bal. On attend la suite.)……….

      j’ai pu apprécié la teneur des intervenants entre transparence , réalité, questionnements diversifiés et réactions à ‘brûle pour point ‘parfois ,,
      chacun ayant donné UN Ton ,
      un ton , dont on se passerait bien celui de l, impression grave tout de meme , de se faire rouler dans la farine ,,,

      il reste quelques semaines avant le jour de décision finale,,, pour ne pas laisser s’écouler le sac……;;;

  7. Point de vue et synthèse :

    Clémence Guetté n’est heureusement pas Guetta 😉 et à gauche, le seul ( car le seul engrangeant des voix ) pour lequel voter, déjà au premier tour, c’est JLM. ( Au second, s’il y parvient, ce qui me semble peu probable on devine déjà, – on a les noms des chefs de file -, la levée de boucliers contre lui ).
    Sandrine Rousseau ( à la primaire : second choix après le premier Eric Piolle ) et maintenant débarquée du staff de Jadot ! Quel que soit mon goût littéraire ( et poétique 🙂 ) pour les moulins à vent, Jadot le belliqueux, suppléant de Macron, jamais.
    Ch-H de Gallois, que je découvre, pas mal de réflexions fondées et en particulier sa conclusion au débat : lucide et approuvée.
    Charles Consigny, enfin !, si tout son talent permet que sa candidate arrive au second tour ( au lieu d’un repoussoir d’extrême-droite ), évidemment, c’est pour elle que, moi gens de gauche, je voterai. Je serai au clair avec en face de moi, une femme de droite et non un extrême-centre attrape-gogo.
    Car comme le remarque Aude Lancelin, ça fera, s’il est réélu 15 ans de machonie, dont 5 ans à (re)venir de + d’un président liberticide, ivre de son moi, les coudées franches pour un saccage en règle de tout ce à quoi on tient. « Un gout âcre » ne suffit pas à décrire notre dégoût s’il advient.

    p.-s. sur les rires : il me souvient, Aude Lancelin que vous aviez invité, jadis, je ne sais quel malotru ( dont le nom, tant mieux, s’est effacé de ma mémoire ) qui vous faisait reproche de rire, un peu ce que mme Rousseau ( surtout elle ) adressait à Ch Consigny qui a l’ironie judicieuse. Car s’il ne reste pas le rire, comment supporter  » l’insurrection qui vient » ( par antiphrase ) …

  8. Les représentants des partis politiques ont toujours tendance à répéter les argumentaires de leurs formations, mais ce débat était de très bon ton sans être pour autant compassé. C’est sans doute le mieux qu’on puisse attendre de ce genre d’émission.

Laisser un commentaire