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« Les années 30 sont revenues » – Quartier Libre avec Annie Lacroix-Riz

Émission du 15/11/2021

De la multiplication des violences d’extrême-droite à la libération d’une parole réactionnaire dans les médias, le climat politique pré-2022 devient de plus en plus inquiétant. Pour analyser la situation, Aude Lancelin a reçu l’historienne Annie Lacroix-Riz, spécialiste de la collaboration. Comment expliquer la popularité de ce conservatisme radical et de personnalités comme Eric Zemmour ? Que peut nous apprendre l’Histoire sur cette surenchère d’incitation à la haine de l’autre ? Les identitaires ont-ils vraiment gagné la bataille ? Les identitaires ont-ils vraiment gagné la bataille ?

Notre invitée a répondu à toutes ces questions dans un entretien captivant

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9 Commentaire(s)

  1. Excellente interview, amorcée en force par A L-R – pour qui aurait des doutes sur ce qui se passe actuellement -, à la question de AL : « Est-ce que vous pensiez un jour assister « de votre vivant » … ? » sa réponse sans hésitation : « oui.» poursuivie sans relâche, analyse et exemples à l’appui.

  2. Forte envolée qui explose en apex au final
    Portée dans sa montée par un hapax de taille
    « Nous vivons une ère de volcan » sembable
    Aux prémices de la première guerre mondiale
    Qui vit se liguer ouvriers et paysans en Russie
    Pour mettre à bas en 1917 le pouvoir d’un tsar

    J’ai bondis en entendant ce seul mot « volcan »
    Prononcé par Annie Lacroix-riz en « lapin blanc »
    Dénommée ainsi par un commentateur en vibe
    Connecté sur youtube pendant le direct Live
    Et je rebondis ici pour répandre sur cette page
    Ce que mes tréfonds remuent et brassent de lave

    Paris Haute capitale de la Pensée jadis
    Muée en catacombes des Lumières
    Ne peut rester sise aux mains de commis
    Vendus aux plus offrants pour du pays faire
    L’aéropage choisi d’une financière Mundi
    Avide de ses richesses et de sa belle terre

    Le petit peuple de ce pays dit France
    Subit depuis des millénaires le joug
    De riches et puissantes forces rances
    Qui l’ont affaissé comme un ventre mou
    Mais il a gardé de sa terrible enfance
    La turbulence des flots et le rouge cri

    La félonie et la trahison de ses édiles
    Ne signe que la faillite de connivences
    Hors-sol avec des sans-racines stériles
    Murés dans leurs citadelles mutantes
    Expertes à dominer spolier et mentir
    Mais voué à l’effondrement en latence

    Car enracinée en terre est La France
    Pays de blé jaune et de bleue vigne
    Qui vibre aux chants et crie « Résistance »
    Quand s’abat sur elle un sort indigne
    Braises ses forces tapies sous la cendre
    Qu’un Vent fort attise en attendant le Signe

    Ami entends-tu… la terre de feu trembler ?
    Ami entends-tu… les gens de peu monter ?

    L’arme des forts est l’opinion malmenée
    L’emploi d’une vile police milice armée
    Pour suciter peur et résignation actée
    Et la fixation des prix pour enserrer
    Mais que pourront-ils contre un flot fluo
    Quand cessera l’heure de se payer de mots ?

    Eux ne savent que parler et se calfeutrer
    Gueux savent chanter et avec tous partager
    Car le cœur de la France est Générosité
    Ils auront bon parquer, pointer et affamer
    Ou rallumer le feu de vieilleries dépassées
    Ils n’éteindront pas ce qui est d’Éternité

    Comme Annie je vois poindre le moment
    D’un flot anarchique mû irresistiblement
    Par une remontée de forces souterraines
    Jaillies des fonds dans la Métropolitaine
    Et renverser joyeusement et fouler au pied
    Un monarque claquemuré dans son Palais

    Nous ne sommes pas dans les années 30
    Mais en 1914 claironne l’historienne patentée
    N’ayant ni son fin savoir ni sa connaissance
    De cela je ne suis pas à même de discuter
    Mais je partage avec elle le même sentiment
    Nous vivons bel et bien sur la terre d’un volcan

    Mais si à mon tour je devais passer le miroir
    Revêtir le manteau d’Alice pour suivre Annie
    Hors du temps présent pour entrer dans le voir
    Je dirais qu’avant la vague qui peut surgir comme dit
    Que l’on mire vers les années 30 ou 1914 en phare
    C’est d’abord hélas une guerre qui se prépare ici

    Pour finir ce post écrit un jour jaune anniversaire
    Que si guerre et révolution nous devrons traverser
    Que ce ne soit pas que pour redistribuer dîme et terre
    Mais bien changer ce monde au fond à commencer
    par ce qui gît en notre coeur et le rendre digne
    De vivre en libres au milieu de tous en frères

      1. Merci Ainuage pour ce Waouh!
        Grande forme dites-vous ?

        Je me sens plutôt atterré
        Par le déluge de médiocrité
        Édictée ces derniers temps
        Par nos dits gouvernants

        Quand j’ouis mortifié le mort usage
        Que font ces pu(-h)issant du langage
        Mentir savamment pour leurs intérêts
        Je suis tenté de me taire et me terrer

        La langue des maîtres est bruit traître
        Cœur et âme ne sauraient s’y soumettre
        Pour me redresser et conjurer le sort
        Je choisis de chanter et donner du cors

        Comme on prend la Mer Je prends l’Art
        Poétique en viatique pour prendre le Large
        À l’instar de Renaud ce chanteur populaire
        Je paraphrase ses mots entendus naguère :

        《J’ai troqué mots savants et breloques de logique
        Contre des airs de chants et des briques de rimes》

        Je poursuivrai ainsi dorénavant
        Ailleurs et ici dès maintenant
        Convaincu que « Le gai savoir »
        Œuvre et ouvre nu au vrai Voir

        Un dernier mot pour clore ce message
        En réponse tardive à votre bel hommage
        C’est à « Bonbon Rose » que je dédis cette Ode
        Pour honorer son courage et sa foi en l’Aube

        J’ai parcouru en long et large bien des pages
        Croisé au près Croisé le fer sur maints rivages
        Cette petite crique en quartiers est un lieu rare
        Une perle nacrée tapie en huître en plein orage

        Je m’y sens « libre » comme écrit en entête
        Libre d’écrire tout ce qui me traverse la tête
        Même si je dois pour satisfaire mes hôtes
        Voiler mes mots et barrer loin des côtes

        Mais j’ai trouvé ici la force de me ressaisir
        Reprendre le fil des mots et me reconstruire
        Un vaisseau voile-voix à flot après naufrage
        Alors que vive et grandisse cet îlot courage !

        1. Re Waouhhhh !
          Je dois dire que l’intensité poétique de cette dernière livraison dépasse les autres ! (je suis amateur de poésie, et même auteur de quelques catastrophes en la matière).
          La forme et le fond, la forme et le contenu ! éternelle question ! Là, les deux s’accordent et se répondent avec un grand bonheur.
          Je me demande même s’il n’y a pas un peu d’amour là-dedans ? mmmh ? Bon, j’arrête de vous torturer !

          1. Je reviens vers vous pour un petit pointé
            Après que votre missive m’a blackboulé
            Elle m’a fait l’effet d’une bombe dans le mille
            Comme une boule dans un jeu de quilles

            AMOUR TORTURE ai-je lu décontenancé
            Concatenant vos mots dans un accéléré

            Vous ne savez pas cher Ainuage
            Eu égard une expérience sans age
            à quel poing vous avez donné voix
            À tel point que j’en suis resté coi

            Mais de quel Amour parlons nous là ?
            De l’Amour éros ? De l’amour filial ?
            De l’Amour des autres nommé Philia ?
            Le français n’a qu’un mot pour tout cela

            Quand j’entends pour ma part le mot « a-Vour »
            Vour signifiant Voir en francais médiéval
            J’ouis de toute mon âme le mot « uni-Mer »
            Et j’embarque pour un tour dans les étoiles

            M’en voulez pas de jouer envers les lettres
            Me suis coulé direct dans le gosier en fête
            un Rosé de l’île de Beauté pour me remettre
            d’aplomb et me suis retrouvé carafe en tête

            Car si Amour est expert c’est bien en torture
            Qu’il soit eros filia ou philia Il nous triture
            Pour rappeler à nous autres humains ici-bas
            Que d’Amour entre nous il y a si peu ou pas

            C’est pourquoi je dis qu’il y a toujours peine
            Et que l’Amour partout et toujours malmène
            Que l’on soit riche pauvre homme ou femme
            L’Amour se terre en creux dans nos âmes

            C’est de son absence dont nous souffrons
            C’est son absence qui fait abcès en nos tréfonds
            C’est de sa présence dont nous jouissons
            C’est sa présence qui panse nos plaies profondes

            Mais souffrance et joie ne sont-elles pas
            Comme bonheur et malheur deux menteurs
            Deux faces qui nous enjoignent au combat
            pour trouver Unité en Vie et paix intérieure ?

            Absence nous tiraille Présence nous travaille
            Fondus en UN Absence-Présence font Image

            L’Univers est né d’un Désir dit le Rig-veda
            D’un désir brûlant qui ne se consumme pas
            Et si la Bible nous parle à travers son fatras
            comme à des enfants c’est pour dire cela

            Qu’enfants de l’Univers nous sommes Portée
            D’une sorte de Père-Mère sans forme donnée
            Pour s’élancer en haleine voix main et regard
            En lieu et place d’un innommable sans visage

            Mer paire ou Père-Mère quelle différance ?
            Puisque de deux ces deux là sont faits
            Mais fondus en une Unité UNE qui fait
            Contrairement à nous toute la différence

            Dualité en chair portant terre et semence
            Pour enfanter l’Uni-vers et lui donner jouvence
            Dualité en paire charriant âme et matière pensante
            Vois-là unis dans l’Amour les hument UN en puissance

            Je pourrais ainsi aligner verres et vers
            Pour parler de ce Tout qu’est l’Univers
            Vaste Mer étale étendue par Amour
            Seule force qui EST et sera toujours

            Mais je préfère mettre un holà à mon envolée Revenir à terre où mes pas m’attendent légers
            Reprendre marteau cisaille et vissure
            Pour achever ma nouvelle masure

            Bien à vous cher Ainuage
            Merci pour cet AMOUR TORTURE
            J’ai fait bon voyage
            Je me remets à ma toiture.

    1. Réponse à Eric D. du 23 novembre.
      Inépuisable versificateur !
      Je ne croyais pas réveiller d’anciennes douleurs. J’ai simplement déliré sur votre dédicace à Aude, que j’ai transformé dans mon esprit quelque peu malicieux en déclaration d’amour. Donc sentimentalité avant tout ; exit éros et filialité.

  3. Papillon blanc et bonbon rose.
    Mme Lacroix-Riz se défend d’être philosophe mais comprend fort bien, en philosophe, la marche historique des évènements. Il y a des faits épars aperçus, qu’il faut inscrire dans des événements, qui s’inscrivent eux-mêmes dans une histoire qui ne révèle parfois que fort tard son sens et ses déterminants (Marx a utilisait l’image suivante: « L’anatomie de l’homme est une clef pour comprendre l’anatomie du singe. Ce qui, dans les espèces animales inférieures, indique une forme supérieure ne peut être compris que lorsque la forme supérieure est enfin advenue »).

    Sa clairvoyante (d’ALR) est grande ! à 36mn36sec elle évoque la stratégie du choc, choc déclenché et asséné lorsque nécessaire par les plus riches (0.001%) en direction des plus pauvres qu’eux ! cad y compris les très riches … mais moins riches qu’eux ! Pour maintenir leur richesse, les riches s’en prennent aux moins riches, et ainsi de suite vers le bas cad dans le sens de la pesanteur et de la poussière. On s’en prend avant tout à la couche juste inférieure, celle dont ce serait un cauchemar de la rejoindre. Ainsi la petite bourgeoisie gilets jaunes a-t-elle parfois la dent dure avec le petit salarié Gilet Jaune !

    Dans les affaires industrielles, la chaine de sous-traitance (la filière) est la structure de base de cette exploitation descendante. Cette longue chaîne est aussi, au fond, celle qui enchaine mécaniquement le dernier de cordée dans les mains du « premier de cordée » (il a eu une riche idée le Macron avec son histoire de premier de cordée).

    Le patronat essaye aujourd’hui de généraliser cette dépendance descendante à l’intérieur de chaque niveau, cad en direction des salariés de chaque niveau, salariés qu’il s’agit aujourd’hui de transformer eux aussi en sous-traitants, en autoentrepreneurs, désormais soumis au droit du commerce et non plus au droit du travail. Avec ça, le salarié passe de la position d’acteur « fort » (collectifs et syndicats) à la position d’acteur « faible » (individuel).

    Bon, la vraie question sous-jacente à l’émission c’était « la fascisation est-elle à nos portes ? ». Le surréalisme et l’humour étant des bonnes façons de se distraire de la réalité, je propose pour l’instant « En attendant Godot » https://fr.wikipedia.org/wiki/En_attendant_Godot ! Il y a aussi la chanson ; je propose celle-ci, pour l’après ; c’est une très vieille chanson : https://www.youtube.com/watch?v=-QXIFJQGqao .

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