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Mélenchon 2022: l’occasion historique ? – Pas de Quartier Avec Manuel Cervera Marzal, Didier Maïsto, et Claire Lejeune

Émission du 23/03/2022

À deux semaines de la présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon suscite un nouvel élan de popularité parmi les électeurs de gauche. Pour analyser ce rebondissement de campagne, Aude Lancelin a reçu lors d’un grand direct Manuel Cervera Marzal, sociologue, Didier Maïsto, journaliste et membre de l’Union Populaire, et Claire Lejeune, militante écologiste ralliée à la FI. Cet engouement autour de la FI pourra-t-il réellement empêcher le fatal Macron/Le Pen ? Nos invités ont fait le point sur la situation dans ce grand entretien politique!

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12 Commentaire(s)

  1. Merci pour cette émission, Aude. Agréable de pouvoir approfondir des thèmes avec des personnes du même bord. Pas toujours besoin de personnes de droite pour nous pourrir la réflexion (hahaha). Pas de temps à perdre, surtout! Bravo

  2. Le son est malheureusement très mauvais, Impossible de comprendre un seul mot des séquences donnant la parole au sociologue et c’est au prix d’un effort surhumain qu’on parvient à capter dans les grandes lignes les interventions des deux autres invités. Même la voix d’Aude ne passe pas vraiment la rampe… Il serait donc bien, si c’est techniquement possible, d’améliorer la qualité sonore de cette émission particulièrement opportune. Merci!

  3. une ‘veillée d’armes ‘

    (c’est ainsi que la nomme ce soir Aude , ),une veillée d’armes bien sentie et qui sollicite la prise de conscience de chacun ,,en présence d’intervenants d’une justesse, et d’une clairvoyance que je peux apprécier ,,

    Didier Maîsto fin limier qui souléve ,,la peur la léthargie, l’endormissement des notres est particuliérement humain ,,(là ou j’ai pu le rejoindre sur le probléme des prisons et des classes dites minoritaires …..)

    claire Lejeune débordante d’enthousiasme ,, sa jeunesse appellera celle d’autres incertains ,ou non encore déterminés ,,

    merci aussi à Manuel pour sa vison équilibrante à l’occasion de chaque intervention

    ……. bravo Aude pour la qualité de ce nouveau partage qui nous méne ,,pas à pas vers un ‘autre monde à construire évidemment ,et avec le peuple ;;

    1. Bonjour Dame B.

      Je partage votre ressenti et vos vues. Merci pour cet éclairage vivifiant.

      J’ai écouté ce débat venu à point nommé nourir ma réflexion sur mon éventuelle participation aux élections. Abstentioniste déclaré je questionne aujourd’hui ma réserve à l’égard du système électoral, ses possibilités et ses limites. QG signe là un très bon sujet malgré les difficultés d’audition.

      Curieusement les plus difficilement audibles étaient les plus intéressants. Aude Lancelin en relance et Manuel Cervera en analyse de fond. La pertinence de leurs propos donnaient envie de tendre l’oreille comme devant un poste radio en temps de résistance. J’ai aimé vivre l’expérience pour ces moments, collant mon oreille au phone pour saisir la moindre info d’importance. Je me suis vu aborder ces récifs en louvoyant entre les bruits parasites pour suivre le mince filet de voix qui me guidait à la rive. La vérité aime à se cacher dit-on. On goûte plus intensement les difficultés d’accès à sa rive quand on est parvenu à franchir la passe. Et il y a dans cette émission, de quoi nourir la pensée pour répondre pour soi à la question soulevée.

      Moment historique. Elle m’a fait vivre retroactivement ce que ce purent vivre les maquisards pendant la deuxième guerre mondiale, et par anticipation, ce que nous pourrions être amenés à vivre pendant une troisième, l’oreille et l’oeil tendus vers le guichet. Impact occurentiel de la guerre en Ukraine ? Les bombes ne tombent pas que sur les toits ; elles projetent leurs débris tout autours et envoient leurs ondes dévastatrices dans l’atmosphère. Nous les recevons tous dans notre sphère comme un écho du Fond qui nous relie sur cette planète dans l’Univers.

      Le monde bascule et ce petit coin de terre que l’on nomme France, vit les dernières heures d’une démocratie en berne et d’une paix relative qu’elle croyait durable. Poutine envahit l’Ukraine et fait résurgir le spectre de la guerre froide et de la deuxième guerre mondiale. La France s’enlise dans l’apathie covidienne et la politique encensoir.

      Melenchon m’apparait, comme il a été présenté par Aude Lancelin en introduction, comme le seul candidat dit « de gauche » présidentiable et en lice. Les interventions de Claire Lejeune m’ont particulierèment touché. Je n’avais pas entendu une telle fraîcheur d’alarme et de cœur melé, depuis le temps de ma jeunesse noire rouge engagée que la chute du mur de Berlin en 1989 a vu s’effondrer.

      1. J’ai écrit ‘la France s’enlise dans l’aphatie covidienne et la politique encensoir »… j’aurai peut être du dire « la Capitale, ses édiles et ses élites », car la France des fonds remue, le surgissement des GJ en temoigne, et il n’est pas, loin s’en faut, le seul mouvement qui rassemble sans chefs et sans hiérarchie, un grand nombre mû spontanément par la nécessité de l’entraide et du lien sur le terrain. C’est de là que viendront les vrais changements. Des urnes ne sortiront jamais que des pouvoirs qui mettent par nature notre liberté en cendres. Melenchon est peut-être un dernier rempart avant la chute finale de la politique et ses fausses promesses. Sa candidature sucite l’Espoir qui nourrit la flamme chez certains, Claire Lejeune en témoigne. Mais je doute que élu, il parvienne à tenir la barre sans prendre en compte prioritairement l’aspiration à une plus grande souveraineté populaire. Le pourra t-il avec Bruxelles, les marchés financiers et la guerre aux portes de l’Europe ? En 36 le front populaire a remporté la mise sur fond de crise. Mais trois ans plus tard c’était la guerre… Le sort de la France ne se décide plus à Paris. Il se dispute entre le jeu des puissances internationales et la vie des territoires.

        1. L’émission où l’on débat sans concession, loin des clivages autorisés par le sytème, non pas pour s’agresser en vue de produire un spectacle, mais pour avancer à plusieurs.;
          !!!
          en voilà bien ce qui s’en dégage ,,et s’en dégagera au préalable ,,,,,
          Moment historique nous rappelez vous éric,!!
          , OUi
          à chaque age ,, à chaque moments de Vie ,, de vie JE VIS (je vis ,, tu vis ,,nous vivons et VIEverons ,,,,
          n’oublions pas non plus que nous VERRONS et qu’ils verront aussi

          alors ,,bien sur ,,je ne peux que signifier ceci auquel nous ECLAIRE votre commentaire

          il n’est pas, loin s’en faut, le seul mouvement qui rassemble sans chefs et sans hiérarchie, un grand nombre mû spontanément par la nécessité de l’entraide et du lien sur le terrain. C’est de là que viendront les vrais changements. Des urnes ne sortiront jamais que des pouvoirs qui mettent par nature notre liberté en cendres.
          Melenchon est peut-être un dernier rempart avant la chute finale de la politique et ses fausses promesses. Sa candidature suscite l’Espoir qui nourrit la flamme chez certains,

          …………….restons voyants ,, éclairés , et Acteurs

        2. Le côtoiement amical entre anarchistes et communistes est une réalité (en tout cas en « manifestation »). Un des points de différence entre les deux, c’est la question du chef (il y a de nombreux autres points de divergence mais ce serait …trop long de les aborder).
          Entre les « élections » et les « révoltes », l’une et l’autre étant souvent décevantes (plus ça change, plus c’est pareil) il y a la « révolution »; celle-ci vise à perdurer longtemps sans repartir à zéro entre chaque révolte, chaque action. Cela nécessite une organisation et un chef, chef auquel les anarchistes sont allergiques. Dommage.
          (je n’attends pas de réponse, c’est juste pour faire avancer le Schmilblic : https://www.dailymotion.com/video/x4g3pdx ).

  4. Très bon entretien, qui vient au bon moment.
    Je suis très surpris (plutôt agréablement) de Didier Maïsto, qui a su maitriser en peu de temps les fondamentaux de la FI. Un vrai militant qui argumente bien … et aime beaucoup parler.
    Le témoignage de Claire, ancienne EELV, était particulièrement précieux, en particulier pour comprendre les tensions chez les verts autour du social et du capitalisme. Le réel de l’intersectionnalité est là : pas facile de rassembler solidement un collectif sur un seul enjeu (ici sociétal) alors que la vraie vie est faite de multiples enjeux … sociaux.
    L’éclairage du sociologue Manuel a permis de consolider l’ensemble des points de vue et options.
    Aude a été beaucoup plus détendue que d’habitude, et a bien fait rouler les choses. Le non-contradictoire dans les débats a aussi son intérêt.

    1. Yo !

      Bonjour cher Ainuage

      Juste un petit mot au passage. Je fais un détour par QG avant de retourner à l’ouvrage et je ne pouvais pas ne pas vous saluer. Vous ne m’en voudrez pas d’avoir donné la préférence de mon premier commentaire à Dame B que j’ai invité sur ces pages. Honneur aux dames n’est-ce pas ? D’autant que lors de cette émission elles ont brillé. Quant à ces messieurs… J’ai dit plus haut tout le bien que je pense des interventions de Manuel Cervera. Quant à Didier Maïsto, malgré toute l’estime que je porte au bonhomme et à sa faconde, j’ai trouvé comme vous… que là il aimait « beaucoup parler ». Côté LFI, il avait le costard mais c’est la jeune Claire qui avait la flamme, et quelle flamme ! Coeur et sincérité dans la voix, fraicheur et alarme dans le ton… la candeur de la foi en action ! Allez-vous me lancer une pique pour cette étincelle jaillie là 😉

      1. Bonjour Eric.

        Non, pas d’as de pique ici; l’as de coeur est plus opportun !

        Claire a peut-être été un peu discrète ! mais elle est sans doute du genre cheville ouvrière cad très bonne sur tous les curseurs sans être la dominatrice sur l’un d’eux. Mais ceci n’est qu’une hypothèse. Je crois en la division du travail; chacun(e) sa place pourvu qu’en cette place iel soit satisfaite et satisfasse aux attentes.

        Pour Maïsto, il m’intrigue; m’inquiète. Il vient de loin. Dernier entré, et déjà dans des perspectives de responsabilités nationales …en France, pour le compte d’LFI ! Je ne puis m’empêcher de penser à François Cocq, lui aussi homme du « parler facile et du parler beau », qui, viré de LFi se retrouve en haut de l’affiche auprès de Montebourg, puis, Montebourg sorti, se retrouve à la tribune des meetings nationaux du PCF. Je crois en la division du travail, mais pas en la promotion « uniquement » à la compétence. Dernier entré, premier promu !!!!! Ca peut être efficace, c’est sûr, mais les militants qu’en pensent-ils ? Celui qui parle au nom du groupe (rôle sacré) ne doit-il pas s’alimenter autant dans la visée externe (la raison d’être) que dans les forces internes (les militants). Le costard, non plus que la casquette ne suffisent à faire un chef.

        Bon courage pour … l’ouvrage Eric. Portez-vous bien.

        1. Merci Ainuage pour vos encouragements, je vais en avoir besoin. Le chantier qui s’est ouvert soudainement s’avère être une mer et j’hésite entre appeler Noé pour m’aider à bâtir une arche ou toquer le bâton de Moïse pour m’ouvrir la mer et poursuivre à pied sec. 🤣. Je crois au final que je vais voter pour l’envol et mettre à la voile.

          Pareil pour les élections. Je n’arrive pas à me convaincre de voter malgré la perspective d’une réélection de Macron. Vous soulignez avec tranchant votre inquiétude à propos de Didier Maïsto. Je la partage. Car son parcours montre crûment de quoi est fait la politique, un jeu d’alliances pour le pouvoir, et ce n’est pas le moindre des mérites de cette émission, que de nous exposer cela en creux à travers le parcours d’un bonhomme qui ne manque pas de mérites au demeurant. Comme de constater que la liberté et l’indépendance se paye chers et que peu de journalistes et de médias parviennent à se libérer vraiment de l’emprise et des acquoitances avec les pouvoirs, qu’ils soient en lice ou en place.

          Dans une interview à Thinkerview, Aude Lancelin a répondu au journaliste qui lui demandait ce qu’elle ferait si son camp venait à prendre le pouvoir, qu’elle se maintiendrait en tant que journaliste dans l’opposition. C’est ce qui m’a convaincu de m’investir sur QG, car j’y ai vu un média pensé comme un véritable contre-pouvoir, fonction d’un vrai média dans notre système politico-médiatique et j’ai pu vérifier depuis qu’une véritable liberté de ton et de propos était possible sur le site. J’ai déserté les autres médias et je constate que beaucoup dans mon entourage ont fui de même le flux mainstream et glanent ici et là leurs infos. La sphère politico-médiatique est en passe de devenir un vrai trou noir pour certains, dont les abstentionistes de plus en plus nombreux, et je me demande au final quel impact ont réellement sondages, commentaires et débats sur cette population, que ceux dans le trou noir nomment « les invisibles » .

          Trou noir du côté des pouvoirs, masse noire du côté d’une partie du peuple… l’incertitude a gagné le regard. Dès lors, tous les inattendus sont possibles et je crois que c’est ce qui va se produire. Je crois possible une éjection de Macron, comme une forte probabilité d’un Zemmour ou Mélenchon au second tour, voire des deux, si les élections se tiennent sans fraude significative, avec une chance supérieure pour Z de remporter la mise.

  5. Le temps est venu de faire du slogan, du mouvement ATTAC  » un autre monde est possible  » une réalité. Nous n’avons plus le temps et, en votant Jean-Luc Mélenchon nous aurons enfin l’occasion de pouvoir le faire, changer radicalement de politique, abandonner ce système néo-libéral qui nous conduit dans le mur, nous ruine et nous désespère. Cette élection aujourd’hui, dans la situation actuelle, catastrophique où nous sommes, est le seul moyen d’y arriver. . Une transition vers une autre gouvernance, où la population aura un rôle à jouer, une révolution pacifique où les gens en toute conscience prendront leur vie en mains. Vivre enfin, dans la dignité, le respect de chacun, la fierté d’être français.
    Notre responsabilité est grande, car c’est nous qui en votant rendrons cela possible., Alors n’hésitons pas un instant.
    Je déplore le silence de certains intellectuels de gauche, c’est bien beau de penser,, mais il faut aussi agir et il serait temps de se bouger !
    Merci Aude pour cette émission et merci aux intervenants, pour la qualité de leurs interventions. On va y arriver.

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