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« Total : greenwashing, mensonges et plans sociaux » – Pas de Quartier avec Alain Deneault et Adrien Cornet

Émission du 26/01/2021

Aude Lancelin a reçu Alain Deneault, philosophe, et Adrien Cornet, délégué CGT à la raffinerie de Grandpuits, pour une émission consacrée au combat des salariés de Total, menacés de licenciements au nom de la transition énergétique.

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3 Commentaire(s)

  1. Il NOUS FAUT POUVOIR PARTAGER CETTE VIDEO LA DONNER A CONNAITRE A CEUX QUI IGNORE CES PROBLEMATIQUES ET S IN SCRIVENT DANS LE SUIVISME PRE FACHISTE …QG SANS PUBLICITE LARGE AUPRES DES AUTRES CITOYENS LA QUALITE ET LA PUISSANCE DES PROPOS LA LEGITIMITE DES LUTTES ENONCES DANS CETTE VIDEO DEMEURENT MARGINALE … DONNER MOI LA POSSIBILITE DE PARTAGER CETTE VIDEO

  2. J’avais zappé cette émission. Bien à tort car il y a presque tout, en ce qui concerne le « social » et ses liens avec l’écologie et les multinationales ; dont la question des alliances « sociales » avec « certains » écolos. D’ailleurs, il semble que ça progresse un peu du côté écologistes en ce qui concerne l’analyse des causes ET des solutions à la catastrophe écologiste.

    J’ai un peu maltraité mr Deneault dans un autre QG ; mais là, dans la co-intervention avec un travailleur de production, l’ « intellectuel » Deneault a été percutant. Ce qui laisse à penser que c’est en se frottant l’un à l’autre que travailleurs intellectuels et travailleurs de production bonifient leur compréhension du monde.

    Mr Cornet a développé une analyse, un diagnostic et des solutions à la situation de son entreprise absolument remarquables, claires, pertinentes. Pour les solutions il n’a pas dépassé l’option du contrôle ouvrier, qui n’est qu’un premier pas dans la réforme (!), mais c’est déjà beaucoup.

    Pour mr Deneault, dont l’analyse et le diagnostic rencontraient et complétaient bien ceux de mr Cornet, ses solutions ne dépassaient pas clairement celle (mais là aussi c’est déjà considérable) d’une remise en cause des multinationales ! Seulement les multinationales. Mais qu’est-ce qu’une multinationale : actionnariat privé multinational ? ou entreprise dont le marché est multinational ? Ou les deux ? Est-ce qu’un actionnariat anonyme privé et national pourrait être inclus dans les nuisibles ? Dans la chanson « l’auberge rouge » il est dit que « l’estime suit les écus » https://www.youtube.com/watch?v=absllHXwoCQ ! ici, peut-on dire que « l’actionnariat suit le marché », cad devient naturellement multinational si le marché est multinational ? Les gafam sont essentiellement américaines, et elles font pourtant la loi mondiale dans leur domaine ! En final, la solution proposée est-elle la « nationalisation », le mot n’ayant pas été prononcé ?

    Comme le dit mr Cornet, les multinationales sont tout de même un peu régulées, tenues, par des Etats ; et comme le monde est tout entier partitionné en Etats, elles choisissent comme lieu d’implantation et d’action les Etats qui leur sont les plus favorables financièrement. A la clé, la dérégulation mondiale, puisque l’économie est quasi entièrement portée par les entreprises, cad par la production. Production qui dans les faits « suscite », et non pas « suit » la demande, comme on veut nous le faire croire. Les sciences de la communication (publicité sous toutes ses formes y compris philosophiques comme celle des nouveaux philosophes ; ou règlementaires comme les contrôles techniques automobiles), et les sciences de la créativité industrielle (brain-storming, innovation produits) ont tablé naturellement sur la « création » de la demande, et non pas la « satisfaction » des besoins, puisque la condition absolue du profit, c’est la consommation que l’on nomme du doux nom de demande. D’ailleurs, et en plus, toute entreprise est pilotée par le profit (finalité) et non pas par la demande (moyen). Double novlangue donc du côté du marchand.

    Dans ce système, l’écologie, comme tout autre enjeu, n’est acceptable par les entreprises que si elle est monétisable, et là, c’est très mal barré ! Certes, le Macron a bien essayé de la faire payer aux victimes (nous toustes), mais les gilets jaunes nous ont sauvé la mise … jusqu’à la prochaine tentative (à ce propos, n’oublions jamais que de nombreux écolos – en particulier des petits tro.s du c.l d’EELV – ont initialement accablé les GJ de leur mépris, au prétexte qu’ils avaient refusé de payer la taxe écologique).

    Une écologie profitable pour les pollueurs ça ne devrait pas exister; sauf à ce que l’Etat, comme en France, leur aménage cette largesse au détriment des victimes (nous toustes). Mais, le deal ne peut pas être de jouer l’écologie contre le social. Le social – cad la réduction des inégalités – ne peut pas être profitable aux riches puisque richesse et pauvreté s’opposent dialectiquement cad se conditionnent l’une l’autre (unité des contraires). Seul le dépassement de cette opposition par la redistribution (calme ou agitée) est possible ; et cette redistribution est, ni plus ni moins, que la fin du capitalisme. Mais pas la fin du développement humain, car il s’agira alors non plus de « susciter » la demande par l’exploitation de la contradiction richesse/pauvreté, mais véritablement de « répondre » à la demande, demande qui émanera, au-delà des besoins primaires, de la dynamique d’autres contradictions, d’autres enjeux.

    Aujourd’hui, l’occultation de la responsabilité du capitalisme dans les nuisances mondiales est la règle. Le pourquoi de ces nuisances est connu : c’est qu’il est dans la nature du système capitalisme de piloter prioritairement ses développements par les objectifs (financiers). Un système communiste devra les piloter prioritairement par les impacts (socio, écolo, écono).

    Là où mr Deneault a raison, c’est que la course à la richesse, entre les « Etats » et les « multinationales », est un enjeu énorme ; et les multinationales sont en train de gagner. Si la bourgeoisie française a conquis le pouvoir en 1789, c’est, qu’en définitive, elle était devenue plus riche que la noblesse (l’argent est « la » force productive généralisée). La prise de pouvoir d’alors a consisté pour la bourgeoisie à s’emparer de l’Etat, car l’Etat est lui-même une autre force productive considérable. Aujourd’hui, la richesse globale des multinationales devient plus considérable que celle des Etats ; la détention de l’emploi par les multinationales (emploi qui est, « en la circonstance », force productive) conditionne la richesse des Etats, cad l’impôt payé à l’Etat par les … employés nationaux des multinationales. En final, les multinationales font de plus en plus leur loi aux Etats ; quand elles ne voudront plus des Etats (qui font chier avec leur Démocratie et leur Constitution !) elles s’en débarrasseront. C’est d’ailleurs en route …. via le « libertarianisme », en ballotage actuellement avec l’option  » démocratie industrielle classique » que préfèrent les plus petites entreprises.

    A cet égard, le très étrange système chinois est à observer de près. L’Etat chinois a fort à faire avec ses milliardaires industriels. Pour l’instant, il les tient. Ils n’ont pas encore voulu « neutraliser » le patron d’Alibaba. A suivre.

  3. Je vous remercie, tout d’abord pour cette émission.
    Le sujet qu’elle aborde et le développement qui l’accompagne, nous permet de nous rendre compte de ce qu’il se passe vraiment à Grandpuits, et ce que nous prépare Total avec la complicité de ce gouvernement. Il est bien évident que les médias dominants se gardent bien de le faire. de cette façon.
    Retrouver Alain Deneault et sa belle intelligence, est toujours un grand plaisir.
    Echange important entre lui et Adrien Cornet;
    Reconnaissance de l’importance des Gilets Jaunes, malmenés et discriminés, Tout a fait d’accord, sur l’analyse qu’ils en font. Justice rendue, à ce mouvement.
    Enfin, comment ne pas se rendre compte qu’il est urgent pour nous de changer de paradigme, pour sauver notre peau !!!

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