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« Présidentielle 2027 : pourquoi rien n’est joué »Avec Aude Lancelin, Monique Pinçon-Charlot, Aurélien Taché, Hadrien Mathoux, et Vincent Jarousseau
Émission du 18/05/2026
À un an de la présidentielle, tout le monde voit déjà le match comme plié. Le RN domine les sondages, un macronisme en bout de course, et la gauche se déchire plus que jamais. Sur le papier, l’histoire paraît écrite. Cependant l’expérience de toutes les présidentielles depuis 25 ans montre que rien ne se passe jamais comme prévu. Ni les médias, ni leurs instituts de sondages, ne maîtrisent les variables qui peuvent faire exploser le scénario actuel: crise économique, affaire faisant tomber un favori, candidature surprise, échappée belle d’un outsider à la faveur d’événements imprévisibles. Pour faire l’état des lieux des forces politiques en présence, et se rappeler que tout reste encore possible, Aude Lancelin a reçu Monique Pinçon-Charlot, sociologue, Aurélien Taché, député LFI du Val-d’Oise, Hadrien Mathoux, directeur adjoint de la rédaction de Marianne et Vincent Jarousseau, photo journaliste, spécialiste de terrain du vote RN
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4 Commentaire(s)
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La nouvelle France est une situation descriptive de ce s’est la France aujourd’hui. Et pourquoi la position pro palestinienne ne serait qu’un position élective ? C’est n’importe quoi cet argument !
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Visionné ce plateau varié : du Lfi bien assumé au spécialiste du rn, pote à Ruffin, du bras droit de la nouvelle Ève ( i.e. Marianne ), en service commandé ? 😉 à M. Pinçon-Charlot dénonçant toujours l’oligarchie mais désabusée, et bien sûr à A. Lancelin qui distribue rôles et paroles ( soyez vigilante et demandez à votre caméraman de ne pas filmer votre portable ouvert, de malintentionnés geeks pourraient vouloir le décoder ).Le paysage politique est ce qu’il est à – 1 an de la présidentielle : Mélenchon représente la gauche et le décrire en repoussoir n’en peut mais…. Il est politique au long cours ( 50 ans, certes c’est long 😉 ) mais il a un programme et s’appuie sur une équipe de talent, semble-t-il, dans son Institut La Boétie. Et son représentant, ici, se ( et le ) défend bien contre les assauts des présents.
Si une autre gauche suffisamment radicale devait émerger, on verrait…
Lui reprocher de soutenir ( bien seul ) Gaza qui est le trou noir de notre époque est idéologiquement et politiquement irrecevable pour moi.
Ruffin même si bien intentionné, avec sa piscine et maintenant sa BD, s’est décridibilisé.
Quant à la gauche Hollande-Gluck-Cazeneuve, appoint du descendant de macron, quel qu’il soit, ça n’est pas sérieux.Pour la droite macronicienne donc, Philippe, en fauteur de trouble répressif des GJ ou Attal quasinexistant, ont leurs chances, mais tous deux ont une implication, côté justice, ces derniers jours, pas plus mais par moins que D. de Villepin qui au moins défend des convictions humanistes.
Pour qui est du RN, aux troupes pernicieuses ( cf chaines tv et mairies tenues par ses édiles ), son représentant Bardella est si proche de l’extrême-centre qu’à part « valet » du pouvoir, on ne voit pas bien quel serait le rôle du mari de la duchesse de Palerme.Reste donc, à l’instant T, today, qu’on vote à gauche ( ni blanc, ni nul 🙂 ).
À suivre …
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Je trouve qu’Aude Lancelin devrait intervenir davantage dans les débats, au moins pour clarifier certaines déclarations ambiguës des invités. Par exemple, quand Jarousseau déplore « la dévalorisation du travail », il faut lui demander ce qui est pour lui l’antonyme de « travail ». Si c’est « capital », c’est une position de gauche classique (« les travailleurs sont sous-payés » etc.). Si c’est « loisir », c’est du Sarkozy ou du Pétain. Et s’il joue sur l’ambiguïté, c’est malsain et il faut le relever.
moderated
Oui, voilà ses positions et citations de 1992 :
Il a appelé à voter OUI au référendum
En 1992, Mélenchon était sénateur PS et faisait partie de l’aile gauche du PS. Il a défendu le « oui » en présentant Maastricht comme un « compromis de gauche ». 1414
Ses citations clés au Sénat, 9 juin 1992
Extraits de son intervention au Sénat : b08c
> « Maastricht est un compromis de gauche » 4856
> « La construction de la nation européenne est un idéal » 4856
> « La monnaie unique est l’instrument majeur qui permettra à l’Europe d’être porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité contre le dollar, qui porte la violence » 1414
Il répondait au vote « non » des Danois du 2 juin 1992. Il avait dit à ce sujet : 178b
> « Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s’est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l’histoire le fait d’avoir manqué le train de l’histoire. » 178b
Il a changé d’avis ensuite
Il a déclaré avoir considéré que sa position était une erreur et qu’il avait « été roulé dans la farine ».
En 2005 il campagne pour le « non » au TCE, et depuis il critique l’architecture de Maastricht et propose de « désobéir » aux traités européens. 4d89
Résumé : En 1992 il était pour Maastricht, qu’il défendait comme un outil de puissance européenne et de gauche. C’est l’inverse de sa position