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«L’effondrement du capitalisme a commencé» – Quartier Libre avec Alain Deneault 12/03/2020

Émission du 12/03/2020

Aude Lancelin reçoit le philosophe Alain Deneault, penseur du néolibéralisme, auteur de « La Médiocratie », pour un entretien sur les moyens de reprendre l’économie aux économistes et la crise de notre civilisation

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3 Commentaire(s)

  1. Bonjour à toutes et à tous,

    En ce moment, l’«écologie» est à la mode, donc, pour sauver l’économie, il est indispensable de dire que l’économie et l’écologie sont compatibles ; l’idéal étant bien sûr de les trouver synonymes. Le malheur, c’est qu’en fait il ne rapproche pas l’économie de l’écologie, mais l’écologie de l’économie.

    Cela se voit au fait qu’il veut une écologie restrictive, puritaine. Arrêter de fumer, arrêter de manger de la viande. D’ailleurs, j’ai cessé d’écouter la vidéo quand il a parlé d’arrêter de manger de la viande.

    Son écologie est au service du pouvoir. C’est le pouvoir qui a fait de la propagande pendant 40 ou 50 ans pour qu’on arrête de fumer, et c’est le pouvoir qui fait de la propagande contre la viande parce qu’il revient moins cher de nourrir les esclaves avec du riz et des nouilles qu’avec de la viande. Moi, je défends mon bifteck, comme disait mon père pendant les grèves.

    Dans les années 1960, j’ai appris à l’école que l’écologie est une science, c’est « l’étude de l’être vivant dans son milieu ». Son écologie a lui est bel et bien celle dont le pouvoir a fait une mode à partir de la mi-décembre 2018 afin de contrer et récupérer le mouvement des Gilets Jaunes ; son écologie à lui est bien synonyme de l’économie, mais au sens que les capitalistes donnent à ce mot.

    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org/spip2

  2. Je prends le train en route vers 16mn et j’entends :
    – du côté du Québec visible : « économie et écologie ne devrait pas être séparé, c’est pareil …. »
    – du côté du Comité invisible : « l’économie devrait être abandonnée, il faut détruire l’économie … »

    Bref, le mode incantatoire tourne à plein pot. Comme si c’était les mots qui faisaient le monde, et non l’inverse. Les incantations du grand Yaka et du grand Faukon, que nous révèlent-elles ? Notre impuissance ?

    Détruire l’économie ? mais l’économie de l’optimisation s’impose sans aucun problème même dans les domaines où elle était absente jusque récemment encore ; par exemple, dans le domaine des arts on parle de plus en plus de « performance » et de « challenge » sans que jamais une voix ne se soit élevée contre cela. Les artistes ont accepté sans broncher qu’une prestation « singulière » cad non répétée (en théorie), soit nommée « performance » (mimétisme anglais) ; quand ils se lancent là-dedans, ils disent que c’est un « challenge » qu’ils s’imposent (écoutez France Culture, c’est frappant !). A la télé, tout est présenté sous forme de challenge, de compétition, avec des jurés, des classements, des applaudissements et de la reconnaissance automatiques. Bref, le monde artistique et de la distraction, dont les visées sont idéelles, se laisse bouffer insidieusement par l’économisme qui se mesure par le succès, la gloire, la reconnaissance grand guignolesque, sur un mode compassionnel inversé, comme seuls critères.

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