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«Sommes-nous encore en démocratie ?»Avec Barbara Stiegler

Émission du 30/05/2024

Retrouvez Didier Maïsto et Harold Bernat pour un grand échange avec la philosophe Barbara Stiegler. D’où vient la perte de notre souveraineté ? Comment qualifier le régime dans lequel nous vivons ? Peut-on encore reconquérir la démocratie ?

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30 Commentaire(s)

  1. Merci Barbara Stiegler qui me réconfortés dans l’ idée que la solution est définitivement plus la politique représentative mais bien un débat démocratique entre citoyens de tout bord pour créer un consensus du peuple pour une création d’ une vraie démocratie et les alternatives citoyennes ( ateliers constitutionnels d Étienne Chouard ,votes des citoyens par des citoyens,jardins partagés etc…..) L assemblée des assemblées des gilets jaunes par communes et régions .Merci infiniment à elle même si malgré tout elle s’est contredite qui n a jamais eu de révolution sans l aide de la bourgeoisie ( noblesse) mais une dame a fait très bien remarqué dans les commentaires qu il y a eu des révolutions par exemple des esclaves mené par Spartacus qui selon l histoire n était aucunement un noble et zappata du Mexique venant du peuple paysan et prolétaire dont l héritage zappatiste existe toujours dans une grande communauté de rebelle menée par le commandant toujours masque Carlos qui je crois bien n est pas non plus issu de la bourgeoisie et aristocratie mexicaine.

  2. De Asselineau à Barbara Stiegler. Bon. Le coup d’après c’est le beau jeune homme (son nom déjà…?) du R.N.. Il ne viendra pas pour ne pas froisser son pantalon. Pas mal la remarque sur Maïsto. J’y souscris allègrement.
    Passons aux choses sérieuses. Une d’abord, lorsque Barbara ne sait pas, ou pas bien, elle le dit. Elle n’a pas réponse à tout.
    Le contexte. Rien de nouveau sous le soleil. Sophie Binet, lèvres pincées, reprend le fond de commerce de Martinez. Les syndicats dans leur pré carré et les partis ‘(ou mouvements politiques), chez eux. Restons naturellement _ même si la ficelle est usée jusqu’à la corde _ sur la position social-démocrate d’entente avec le capital. La charité svp, toute la plus- valus vous revient, c’est entendu. La charité svp… La plus-value, c’est un gros mot. Un peu comme pour les croyants l’image de leur dieu. N’allez surtout pas dire que toute cette plus-value elle est aux travailleurs. Malheureux, on vous jette direct à l’égout, pour manque de tenue.
    Bon je m’égare. Mais non, et Barbara a raison, le modèle Grec est bien là, qui lui n’a jamais pensé un seul instant un système de délégation du pouvoir de type représentatif. Le piège tendu par la bourgeoisie. Les femmes ne votent pas (les française 1946, les espagnole 1931. Les américaines 1919). et ce problème des esclaves . Ils ne devaient pas l’être autant. Ce sont eux qui géraient les problèmes administratifs. Platon était issu de ce monde… Athènes puisque c’est d’elle qu’il s’agit c’était 30.000 personnes. Mais le modèle est là, et il faut attendre 17 siècles pour qu’il soit à nouveau question de démocratie… Faites la fine bouche!
    Reste l’essentiel, j’y viens. Barbara Stiegler a le courage de se mouiller, de prendre parti. Cela réclame un profond respects. Quoi, elle dit son engagement auprès d’un mouvement (on peut toujours en sortir, sérieux avantage). Elle a des désaccords. Je partage son soucis. Je l’ai écrit à Clémence Guétté à propos des Universités d’été de LFI. Une estrade qui domine le public… mais des questions à ce même public dans les trois minutes qui restent. De toutes façons avec le système représentatif on a l’élu, qui sait ( son élection le rend magiquement compétent sur tout. Et s’il est effectivement compétent c’est encore pire. Le système veut ça. Une nouvelle fois le piège absolu). On a les éléments pour une bureaucratie dont on connaît l'(in)- efficacité redoutable. De toutes façons Barbara dit bien que l’action politique réclame le temps, la patience. On ne construit pas un mouvement révolutionnaire en quinze jours. Il faut repartir de zéro. C’est je pense la démarche de Melenchon qui s’est (et nous a) sorti de cette social démocratie, qui (il le dit: « en 1983 nous n’avions pas de solution ». Terrible aveux) opta alors pour, le néo-libéralisme, tout simplement. Rocard compris: le Livre blanc sur las retraites.
    Le problème qu’elle soulève à propos du travail, de l’entreprise, est essentiel bien sûr. La social-démocratie n’en avait cure. Il est là, entier, fondamental. Allez parler du collectif de travail, de gestion ouvrière de la production, de l’économie. etc. Vous rêvez,, on a plus urgent, voyons.
    Bref Barbara participe de ce travail de réflexion essentiel en se mouillant. Et elle en a payé le prix. Messieurs (essentiellement des hommes ici) qui avez la critique si facile, que faites-vous de votre côté?

    1. Je complète.
      L’appel à « la bourgeoisie culturelle » me laisse un peu rêveur. Je voudrais des précisions. J’espère que cela ne fait pas échos à ce que pense Kautsky, que Lénine reprend dans « Que faire? », que « la conscience socialiste moderne ne peut surgir que sur la base d’une connaissance scientifique profonde ». Et « que le support de la science n’est pas le prolétariat mais l’intelligentsia bourgeoise ». « Ojo! » (attention!). Inutile de préciser que le « mouvement politique » qu’est LFI ne s’inscrit pas dans ce schéma. Je précise cela à toutes fins utiles, mais je ne pense pas que Barbarra le fasse non plus. Point important à préciser. Pas de questions sur ce point. Dommage.

  3. Bonjour à toutes et à tous,

    Barbara arrête la démocratie dans la Révolution française à 1792, alors que l’année préférée de Louise Michel est 1793.

    Barbara appelle à voter Mélenchon-LFI, tout en le critiquant sur sa gauche. Elle fait quand même un peu l’apologie de la France « Insoumise », ATTAC, etc. Bref elle est en fait plus réformiste que révolutionnaire.

    Elle refuse le mot « sociétal ». Moi, je l’adopte. La « gauche » d’aujourd’hui a oublié la lutte de classe pour se pencher plutôt sur les droits des minorités. Ça ne risque rien de défendre le wokisme. C’est-à-dire vouloir, entre autres, que les Noirs ou les femmes aient le droit de devenir des exploiteurs au même titre que les Blancs ou les hommes. Toutes ces luttes contre-révolutionnaires se rejoignent dans le mot « intersectionalisme ». Je ne veux PAS de patrons du tout, même si ce sont des femmes ou des Noirs !

    J’aurais bien dit que sa position politique ressemble un peu au vieux PSU de Michel Rocard, mais… … Je classais à l’époque le P«C»F à gauche, pour moi l’extrême gauche commençait à la Ligue de Krivine. Le PSU était entre les deux. Le problème, c’est que le P«C»F de 1971 était bien plus à gauche qu’elle. Et même Mitterrand au congrès d’Épinay chantait l’internationale et disait vouloir la fin du capitalisme. Mais comme la prétendue « extrême gauche » d’aujourd’hui (pas Mélenchon voyons, il est à peine de gauche) a elle aussi glissé énormément à droite… On peut dire quand même que Barbara se situe entre les deux, entre la « gauche » la plus à gauche et l’« extrême gauche » d’aujourd’hui. Un peu comme le PSU à l’époque.

    Barbara croit qu’il n’y a jamais de processus révolutionnaire sans une fraction de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie culturelle, intellectuelle. Elle ne connaît visiblement pas Zapata qui ne savait ni lire ni écrire. Je ne suis pas sûr non plus que Spartacus appartenait à la bourgeoisie ou petite bourgeoisie culturelle.

    Enfin, bon, en regardant cette vidéo pendant une heure, j’aurais au moins appris que Barbara Stiegler est loin d’être une intellectuelle au dessus des autres, mais une bête militante LFI.

    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org/spip3

    STALINGRAD N’EST PAS EN NORMANDIE !

  4. Très ennuyeuse l’introduction insupportablement longue de Didier Maisto qui ne veut pas lâcher le crachoir. Ce n’est pas lui qu’on a envie d’entendre. Quelle prétention, il est là pour nous faire entendre Barbara Stiegler et pas nous gonfler de toutes ses arguties! Très antipathique et chiant! 12 minutes d’introduction, c’est plus que pénible. C’est elle que je veux entendre avant tout.

  5. Salutitoustes,

    Merci pour cette émission, je note un petit désaccord avec Barbara Stiegler. Elle affirme ; « on ne peut pas se dire GJ et être contre le RIC »bah, si. Sur le rond point ou j’étais les GJ favorables au RIC étaient très minoritaires. A l’assemblée des assemblées de ST Nazaire le RIC était loin de faire l’unanimité.
    Les principaux arguments étaient.
    – si il y a obtention de cette revendication la lutte peut cesser, chercher des voix de sorties légaliste divise et affaiblie la lutte.
    – Le référendum de la constitution encore bien présent dans les esprits avec le petit rappel que les Irlandais avaient été obligés de revoter.
    – Le référendum des Grecs pour ne pas céder aux exigences de l’Europe ….. les pauvres….
    – et d’autres exemples qui amenaient à la conclusion que dans ce système politique il n’y a rien à attendre des référendums, un slogan disait ; « Non à la RICupération ».

    Quand à la référence à la Démocratie Athénienne çà me perturbe toujours un peu car seulement 10 à 15% de la population décidait car les femmes étaient exclues et les esclaves qui représentaient tout de même environ deux tiers de la population n’existaient pas puisque pas recensés d’où le « environ ».

    A quand des invités « décoloniaux » car « LA » France ne se fera pas sans elles et eux et il y a des intellectuels de haut vol chez les militantes et militants décoloniaux, de plus ils nous obligent à se remuer sérieusement les méninges et parfois çà pique.

    A plus, force et courage à Gaza

    1. Citation : « Quand à la référence à la Démocratie Athénienne çà me perturbe toujours un peu car seulement 10 à 15% de la population décidait car les femmes étaient exclues et les esclaves qui représentaient tout de même environ deux tiers de la population n’existaient pas puisque pas recensés d’où le « environ ».  »

      Bien vu Delacre, vous m’avez devancé ; je préparais un petit commentaire là-dessus. Ne rêvons pas, la lutte des classes était très présente dans les sociétés de la Grèce antique ainsi que dans l’empire romain qui lui a succédé (voir la lutte organisée de Spartacus à la tête des esclaves des citoyens romains).
      La démocratie s’arrêtait au niveau des esclaves qui étaient considérablement plus nombreux même que la simple plèbe qui, elle, avait quelque peu droit au chapitre.

      De même, à l’école, on nous a raconté qu’en France, dans les « états généraux », le « tiers-état » représentait le peuple : mon oeil (pour être poli) ! Les états généraux, outre la noblesse et le clergé, le tiers-état (troisième état) c’était uniquement la bourgeoisie commerçante, ou la bourgeoisie propriétaire (foncier et/ou industrie) (possiblement petit paysan propriétaire); mais aucun serf ou employé n’a jamais mis les pieds dans les assemblées nommées « états généraux ».

      « La démocratie », c’est un truc toujours dominé par les riches, où se règlent les conflits entre riches et moins riches ! seule une « dictature » prolétarienne (ceux qui « ont » juste le nécessaire) transitoire peut nous débarrasser de la position de dernier de la … classe cad de « quatrième exclu ».

      Ceci dit, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette soirée, avec son invitée de très haut niveau intellectuel et moral. Bravo aussi aux animateurs (même si j’ai des désaccords de goûts concernant « Nietzsche »).

      1. Saluti camarade,
        j’ai aussi apprécié cet entretien car Barbara Stiegler ne prends pas les gens pour des (à vous de mettre ce qui vous convient le mieux) quand à la dite Révolution française d-accord avec vous mais surtout ne pas oublier que les « sans culottes »ont perdu bien plus que leur culotte.
        Bonne journée

        1. Citations : « les « sans culottes » ont perdu bien plus que leur culotte ».
          Yes !

          Mais, explication :

          Toutes les révolutions ont démarré contre la noblesse, la noblesse (toujours guerrière et basée sur la propriété foncière individuelle – donc génétiquement anti-communiste) ayant historiquement précédé tous les autres type de classes sociales candidates à la domination. Dans la plupart des cas, les révolution contre la noblesse ont toujours été ourdies par la bourgeoisie (commerçante et/ou industrielle) :

          – en Angleterre, Cromwell (17ième siècle) était en fait un bourgeois de petite noblesse, qui a combattu la haute noblesse jusqu’à obtenir une sorte de république monarchique (monarchie « constitutionnelle ») (https://fr.wikipedia.org/wiki/Commonwealth_d%27 ) sorte aussi de « révolution-restauration » de « l’ancien régime », restauration réussie en Angleterre (qui est toujours une royauté … sans pouvoir). Le peuple a été cocu ; seuls les bourgeois y ont gagné, et la noblesse se déshonore honteusement dans un rôle d’apparat sous gouvernance de la bourgeoisie. Monstrueux quand on connait l’orgueil natif qui caractérisait la noblesse (en France souvenons-nous des duels pour un oui ou pour un non ou pour une belle).

          – puis, en Amérique (1780-85), la révolution Américaine contre la couronne d’Angleterre (dite « guerre d’indépendance ») : cette révolution des bourgeois américains (avec l’aide du bas peuple) a permis à la bourgeoisie américaine de prendre le pouvoir au détriment de la noblesse britannique. Les prolétaires américains (ouvriers et cow-boys) ont été cocufiés par la bourgeoisie américaine.

          – Pour la révolution en France j’abrège : en 1794 Thermidor a mis fin au contrôle de la révolution par le peuple « terroriste » (jacobins) . Il y a eu là aussi ensuite une « sorte » de restauration de la noblesse avec Napoléon, puis d’autres restaurations suivies de crises révolutionnaires. En final, là, en France, c’est la révolution bourgeoise qui a pris le pouvoir définitif en 1871 … Les prolétaires de types jacobins ont été cocufiés par la bourgeoisie. Et la noblesse -amère- a été oubliée … sans déshonneur.

          – Pour la révolution Russe ça a été différents : entre 1905 et 1917, fort d’une théorie marxiste (« armes intellectuelles » merci Lordon) c’est la classe prolétarienne, et non pas la classe bourgeoise pourtant bien présente, qui a pris le pouvoir jusqu’à … 1990 environ. Pour la première fois le peuple vrai n’a pas été cocufié … par la bourgeoisie … Russe. Mais c’est la bourgeoisie américaine, elle, qui a finalement eu sa peau grâce entre autre à l’idéologie du désir (sexe, musique, individualisme … et la concurrence industrielle s’appuyant sur l’exploitation et la pauvreté du prolétaire américain).

          – pour la Chine, au vingtième siècle, ça a été plus long qu’en Russie : la bourgeoisie révolutionnaire conduite par Tchang Kaï-chek, et son parti le Kuomintang, a lutté contre la noblesse chinoise avec l’appui du parti communiste chinois ; puis, avec le leader Mao Tsé Dong les deux partis (en guerre contre le Japon) se sont faits une guerre massacrante, jusqu’à la victoire du parti communiste (avec les armes intellectuelles du marxisme et du maoïsme). Tchang et le Kuomintang ont été éjecté à Taïwan. Ici les prolétaires chinois ont mis plus de temps qu’en Russie pour faire cocu la bourgeoisie. Ca tient encore ! … mais la pourriture américaine cherche constamment à affaiblir la Chine.

          Conclusion : les prolétaires doivent toujours se méfier de la bourgeoisie toujours prête à les exploiter, à les cocufier, soit à l’usine, soit à la guerre, soit à la révolution.

          1. il me semble qu’en Russie tout comme en Chine que les révolutionnaires de la première heure ont bel et bien tous été jugés puis exécutés, je crois me rappeler qu’à l »époque on appelait çà des purges comme toutes religions dogmatiques il faut bien un purgatoire…….

          2. Oulala, en me relisant ce matin, je vois beaucoup de manquements. Outre les fautes d’orthographes, le court développement de chaque séquence révolutionnaire mériterait beaucoup plus de précision (au mini 1 page chacun) ; idem pour la mise en perspective de l’ensemble des séquences qui permet de mettre en évidence la même logique de lutte entre les 3 classes en concurrence, ainsi que son mouvement dialectique).

            (c’est Sun Yat-sen qui a fondé le kuomintang, puis Tchang Kaï-chek a pris le relais) (Aux dernières élections à Taïwan, cette année, le Kuomintang est arrivé en deuxième position).

          3. Citation : « il me semble qu’en Russie tout comme en Chine que les révolutionnaires de la première heure ont bel et bien tous été jugés puis exécutés, je crois me rappeler qu’à l »époque on appelait çà des purges comme toutes religions dogmatiques il faut bien un purgatoire……. »

            Réaction : Le purgatoire c’est mieux que l’enfer. Et je pense que certains auraient mérité l’enfer (mais pas la torture tout de même). Vous reprenez ici les récits, les clichés archi ressassés du capitalisme. La comparaison
            – des morts au travail (ou même hors travail), ainsi que les morts dans les guerres capitalistes à cause du capitalisme
            – et des morts en révolution des traitres à la révolution
            n’est vraiment pas en faveur des premiers. Vous ne retenez que les seconds. Mais vous avez parfaitement le droit de préférer les capitalistes aux communistes. Néanmoins, pour info, les guerres entre capitalistes (et leur létalité) sont considérablement plus fréquentes et plus graves que …. les guerres entre communistes.

            Il faut se souvenir que la bourgeoisie est une classe puissante, qui sait agir tout azimut pour faire pencher la balance de son côté dans un conflit majeur. Elle ne se laisse pas vaincre facilement, elle est tenace, et son métier de capitaliste la prédispose à anticiper et à se battre contre … la concurrence. Cette bourgeoisie sait corrompre (acheter) des militants (ou débaucher des salariés de la concurrence) et en faire ainsi des traitres. Cela a été prouvé.

            Les procès de Moscou ont été exemplaires sur le plan des droits de la défense. Plutôt que de reprendre les rumeurs colportées par la droite, tournez-vous vers des enquêtes publiées ailleurs que sur Cnews, TF1, etc …. Les Editions-Sociales ainsi que les éditions Delga publient d’excellentes enquêtes là-dessus. Les morts, qu’ils se nomment Tartanpionov ou Trotski, avaient des choses à se reprocher.

          4. Saluti,
            Primo je n’ai pas la télé, donc BFM et CBIDULE ne risquent pas de m’informer, quand à la qualité des procès de Moscou je connais fort bien la musique puisque mon Pater qui en tant que bon militant bien stalinien me sortait déjà le même argument que j’étais intoxiqué par la presse bourgeoise. Encore une fois je ne jette pas tout dans les révolutions(loin de là) mais je ne prends pas tout non plus et à chaque fois les révolutionnaires de la première heure finissent toujours mal avec ou sans avocats. Mais bon comme vous m’avez catalogué comme étant un anti communiste primaire je pense qu’à ce niveau là ce sera toujours un dialogue de sourds.
            Jour Bon

          5. Mr Delacre père était un homme sage, que je salue sincèrement ici.
            Peut-être a-t’il été trop exigeant (trop stalinien diraient certains) avec son fiston ?
            Pour ma part, mes enfants connaissent mes opinions et je pense qu’elles ne les partagent pas. Nous n’engageons jamais de débats polémiques sur ces questions politiques. Par contre sur leurs problèmes de travail, si, on se cause beaucoup. C’est important le travail et je crois qu’elles ont besoin de soutien, d’avis, parfois.
            Bonne fin de journée.

  6. « Il n’y a pas de passage à l’action pour des raisons mystérieuses. »
    Pas si mystérieuses que cela : les corps intermédiaires ne sont pas dans une logique révolutionnaire. Les gens qui ont un pouvoir intermédiaire continuent majoritairement à servir le pouvoir, pour des raisons de carrière, par proximité idéologique, ou par amour de l’ordre, peur de l’inconnu. Il est vrai qu’un processus révolutionnaire est incontrôlable et que l’on ne sait pas à quoi cela peut aboutir. En même temps, on peut espérer que si beaucoup de gens modérés s’engagent dans un tel processus, ils puissent lui donner une forme non despotique.
    De toute façon, en n’agissant pas là où on est , on accepte et on accompagne la contre-révolution néolibérale qui est un autoritarisme anti-social comme le démontre Mme Stiegler et les philosophes qu’elles a étudiés. Le livre de campagne de Macron en 2017 s’appelait Révolution.
    On pourrait produire une révolution douce, rien qu’en désobéissant et en reprenant des marges d’autonomie, comme l’a montré La Boétie (De la servitude volontaire) , mais il faut être nombreux à le faire (atteindre une masse critique) pour échapper à la répression, voire la criminalisation (voir ce qu’ont subi gilets jaunes , écolos, militants syndicaux).
    Pour cela il faut se parler, se coordonner, être un peu stratégique et avoir une conscience critique et ne pas attendre que quelqu’un vous donne l’autorisation d’agir en citoyen.

  7. MERCI d’inviter Barbara Stiegler régulièrement. Cette femme est courageuse et a une pensée stimulante et libre. Elle n’a pas peur de prendre position, tout en gardant sa liberté d’esprit. Ses convictions sont ancrées dans une pensée construite, mais elle n’est pas dogmatique pour autant. Tout ce qu’elle dit est argumenté. Sa pensée est suffisamment forte pour ne pas se laisser intimider ou dénaturer. Cela me redonne de l’espoir et de la perspective de l’entendre. Je dirais même que c’est bon pour ma santé mentale ! Je suis heureux qu’il existe des penseurs engagés comme elle à notre époque, qui osent penser la démocratie, au lieu de rester sagement dans leur niche.
    C’est une des rares à dire que la FI ne devrait pas s’interdire de voter une motion de censure avec le RN et on ne peut pas la soupçonner de soutenir le RN. Les adversaires du progrès social n’ont pas cessé d’instrumentaliser le vote RN pour capter ou conserver le pouvoir. Le RN vote de la même façon que LR et LREM à l’assemblée et au parlement européen sur bien des sujets. Pourquoi la FI devrait s’interdire la même stratégie quand c’est nécessaire ? De toute façon la FI est stigmatisée dans le discours médiatique quoi qu’elle fasse (et c’est bien la preuve qu’elle dérange) ! Merci aussi d’avoir parlé de la responsabilité de la CGT dans l’échec du mouvement social contre les retraites.
    Merci QG, Madame Stiegler et les autres invités. (Dans « Madame », je mets tout le respect et la poësie auxquels Madame Foresti nous a invités)

    1. je pense que LFI a eu raison de ne pas voter les motions de censure du RN..LFI est le dernier rempart à la banalisation du RN. Et je ne pense que cette décison soit prise par réflexe mais bien par réflexion. Les motions de censure ne seraient pas passées et cela aurait donnée une plus grande légitimité au RN qui aurait pu se vanter du fait que LFI ait voté sa motion de censure et aurait renforcé le sentiment de ceux qui votent RN que le RN est un parti comme un autre et finalement aurait encore élargi le boulevard au RN, dont Macron est le grand architecte.
      LFI aurait trompé les électeurs en votant la motion de censure RN, en ne les votant pas, LFI respecte les électeurs. : c’est en convaincant les gens de l’arnaque du vote RN pour ceux qui pensent que c’est un vote anti-Macron et là il y a du boulot.
      A quand Manuel Bompard sur QG ? Etant le coordinateur de LFI, qui de mieux pour répondre aux interrogations des gens ?

      1. Dans le marigot politico-économique, effectivement Macron et RN c’est caïman la même chose : cad l’extrême-droite socialement parlant, cad encore les mêmes pourritures).
        Pour Manuel Bompard, effectivement c’est une bonne idée.
        Pour la motion de censure, non je ne vous suis pas du tout : vous déboussolez les électeurs avec ça, par des jeux de procès politiciens ; on vote pour le fond politique, pas pour des apparences politiciennes, pas pour des pseudo rectitudes morales tirées par les cheveux.

  8. Ca tombe bien : voici ce matin un petit message de Frédéric Lordon, en pleine forme devant La Rotonde, pour nous demander de soutenir les « Editions Sociales et la Dispute » (je rajoute personnellement Les Editions DELGA) afin de fourbir nos armes intellectuelles contre les rotondités difficilement saisissables de la bourgeoisie : https://x.com/Ed_Sociales/status/1796495393196540396?mx=2. Frédéric n’a pas toujours raison, certes, mais il n’a pas souvent tort non plus. Là, il a raison. Merci à lui.

  9. Sur la question de la solution à deux états vs un état binational pour Israël et la Palestine.
    Il me semble utile de faire la distinction entre « projet politique » et « stratégie politique ». Sans forcément les opposer, mais en remettant les choses à leur place.

    Il y a une question politique sur le projet : quel avenir désirable pour les peuples de la région ? Il est parfaitement légitime d’avoir son idée sur ce sujet (un état binational, un état fédéral comportant deux entités, deux états…), mais cette question appartient aux peuples de la région (le peuple israélien et le peuple palestinien, seuls légitimes pour s’autodéterminer.) Vu l’état actuel des relations entre les peuples israélien et palestinien, la solution pérenne n’est pas pour tout de suite, mais ça reste fondamentalement — juridiquement — une question d’autodétermination des peuples.

    Par ailleurs, il y a la question de ce qui peut actuellement être exigé depuis l’extérieur de la région — par exemple depuis la France — pour sortir de la situation intolérable de la colonisation des territoires palestiniens par Israël et des immenses violences qu’elle engendre.
    Pour ça, il n’existe qu’un seul point d’appui tangible : le droit international et les résolutions de l’ONU, qui prônent l’existence de deux états dans les frontières de 1967, le droit au retour pour les Palestiniens etc.

    De l’extérieur, stratégiquement, la seule exigence légitime que l’on peut avoir est l’application de ses résolutions (donc deux états), ou du moins la mise en place de discussions entre représentants israéliens et palestiniens pour la recherche d’une solution négociée sur la base des droits reconnus par l’ONU aux deux peuples.
    Comment ces négociations surmonteront les difficultés, ce n’est pas à « nous », en France, de le déterminer.
    Si les négociateurs estiment que le droit au retour est devenu inapplicable dans les faits, et que la partie palestinienne accepte de renoncer à la *mise en œuvre* du droit au retour en échange d’une compensation accordée par la partie , c’est très bien. Mais on ne peut pas exiger préalablement à toute négociation que les Palestiniens renoncent à leur droit au retour, qui est reconnu par l’ONU.
    De même, si les négociateurs représentant les peuples israélien et palestinien estiment que la solution à deux états n’est plus viable et en imaginent une autre sur laquelle ils tombent d’accord, c’est très bien. Mais on ne peut pas exiger, préalablement aux négociations, que les 2 peuples renoncent à leur droit à deux états, abandonnant ainsi leur droit reconnu par l’ONU.

    En conclusion, aujourd’hui, depuis la France, demander deux états dans les frontières de 1967, c’est demander l’application des droits reconnus aux deux peuples par les résolutions de l’ONU, et c’est totalement légitime.
    Mais demander un état binational, c’est entrer dans des considérations non étayées par le droit international, et s’immiscer dans les affaires de peuples étrangers.

    Que Rima Hassan , en tant que Palestinienne, ait une préférence quant au projet politique, et souhaite peser dans le débat entre palestiniens — ou dans le débat israélo-palestinien — pour une solution à un seul état binational, c’est éminemment légitime.
    Que, en tant qu’éventuelle élue européenne, elle défende cette même solution, cela relèverait d’une ingérence européenne.
    Le fait qu’elle adopte la position de LFI (solution à deux états) en s’engageant sur la liste LFI aux européennes est donc cohérent : de cette place « extérieure » à la Palestine, elle choisit d’exiger l’application du droit international (deux états), qui pourrait par la suite donner naissance à une solution différente, issue de négociations entre les deux peuples.

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